26 juillet 2015 / 17:23 / dans 2 ans

Wall Street dans l'attente des résultats du secteur de l'énergie

Le secteur de l'énergie pourrait reprendre un peu de couleurs avec la publication des résultats du deuxième trimestre mais à moins d'une forte hausse des cours du pétrole brut, il ne devrait même pas réussir à tenir sur ses niveaux actuels. L'indice S&P sectoriel de l'énergie a chuté d'environ 30% sur la période alors que les cours du baril de brut se sont effondrés de 50%. /Photo d'archives/REUTERS/Lucas Jackson

(Reuters) - Le secteur de l‘énergie pourrait reprendre un peu de couleurs avec la publication des résultats du deuxième trimestre mais à moins d‘une forte hausse des cours du pétrole brut, il ne devrait même pas réussir à tenir sur ses niveaux actuels.

Les cours du pétrole ont chuté beaucoup plus fortement que ceux des actions pendant les 13 derniers mois depuis leur pic de du 23 juin 2014, ce qui fait que les niveaux de valorisation des sociétés du secteur restent élevés. L‘indice S&P sectoriel de l‘énergie a chuté d‘environ 30% sur la période alors que les cours du baril de brut se sont effondrés de 50%.

Les résultats du deuxième trimestre du secteur de l‘énergie sont attendus au-dessus du consensus des analystes financiers, qui anticipent à ce stade une baisse de près de 59% par rapport à ceux du deuxième trimestre de l‘an dernier, selon une analyse de Thomson Reuters, ce qui pourrait soutenir leurs cours.

Mais le secteur reste cher: le ratio PER cours/résultats de l‘indice sectoriel est à environ 23 contre 17 pour le S&P 500.

Le PER du sous-indice sectoriel S&P des sociétés d‘exploration et de production est à son plus haut niveau depuis que Reuters a commencé à le prendre en compte en 1995. Le consensus pour les résultats des producteurs de pétrole est basé sur un cours moyen du brut de 65,19 dollar le baril en 2016, précise Fadel Gheit, analyste chez Oppenheimer & Co.

Or, les cours du brut léger américain se traitent autour de 48 dollars et les contrats futures font ressortir un cours moyen en 2016 d‘environ 54 dollars.

PRODUCTEURS US POTENTIELLEMENT EN DIFFICULTÉ

Selon l‘analyste, la moitié environ des producteurs américains de pétrole pourraient se retrouver en difficulté financière, à moins que le baril ne dépasse les 70 dollars.

“Les perspectives des valeurs de l‘énergie sont peu encourageantes car elles se traitent avec un cours implicite du pétrole plus élevé que les prix spot (au comptant)”, souligne Stephen Clark, gérant de portefeuille chez Standard Life Investments à Boston, un investisseur de long terme. “Une certaine reprise des cours du pétrole est déjà prise en compte.”

Globalement, le secteur de l‘énergie devrait annoncer des résultats supérieurs de 3,5% au consensus, selon les données de Thomson Reuters, qui retient les analystes les plus réputés.

Mais il pourrait y avoir quelques mauvaises surprises.

La semaine prochaine, Chevron, Exxon Mobil et Murphy Oil devraient faire mieux que prévu alors que ConocoPhillips, Range Resources et Occidental Petroleum pourraient faire moins bien, selon les données de Thomson Reuters.

Il se peut que traders et analystes sous-estiment les futurs cours du pétrole. Les investisseurs ont constaté des signes encourageants sur ce marché, avec une demande soutenue depuis le début de la saison estivale et une réduction des dépenses d‘investissement de nombreuses grandes compagnies pétrolières.

“Il pourrait y avoir une amélioration, tant pour les cours du pétrole que pour les valeurs de l‘énergie, plus tard dans l‘année, portée par la baisse de la production américaine et une demande généralement plus solide”, dit Tim Parker, analyste pétrolier et gérant de portefeuille chez T. Rowe Price.

“Je suis moins confiant pour les années à venir avec les courants contraires de l‘Iran et du potentiel ralentissement de l‘économie mondiale”, ajoute-t-il.

Les valorisations dans l‘exploration et de la production restent particulièrement élevées. Même après leur chute de 25% depuis avril, le PER (ratio cours/résultats) est autour de 100, très largement au-dessus de celui du S&P 500. Le dernier pic de valorisation de ce sous-secteur était inférieur à 70 en 1995.

avec Rodrigo Campos, Saqib Ahmed et Catherine Ngai à New York, Noel Randewich à San Francisco, Juliette Rouillon pour le service français

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