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Économie

Hausse en vue à Wall Street, les actions européennes hésitantes

PARIS (Reuters) - La Bourse de New York devrait repartir de l’avant vendredi mais les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé à la mi-journée, les investisseurs restant partagés entre les espoirs de voir un ou des vaccins contre le coronavirus favoriser la reprise économique et les craintes liées à la poursuite de la pandémie.

La Bourse de New York devrait repartir de l'avant vendredi mais les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé à la mi-journée. À Paris, le CAC 40 gagne 0,34% vers 10h55 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 0,41% et à Francfort, le Dax avance de 0,22%. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais préfigurent une ouverture en hausse d’environ 0,7% au lendemain d’un repli marqué (-1% pour le S&P 500).

À Paris, le CAC 40 gagne 0,34% à 5.380,73 points vers 10h55 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 0,41% et à Francfort, le Dax avance de 0,22%.

L’indice EuroStoxx 50 est en hausse de 0,27% mais le FTSEurofirst 300 et le Stoxx 600 sont pratiquement inchangés.

Le Stoxx 600 affiche pour l’instant une hausse de 5% sur la semaine et le CAC 40 une progression de 8,44% en cinq séances, qui portent leur hausse depuis le début du mois à 12,4% et 17,1% respectivement.

Si l’euphorie liée aux annonces de Pfizer et BioNTech sur leur candidat vaccin reste le fait dominant de la semaine, l’humeur des investisseurs se fait désormais plus prudente face à la multiplication des records quotidiens de nouveaux cas d’infection et des mesures de restriction de l’activité économique.

Après la prorogation pour deux semaines du confinement en France confirmée jeudi soir, l’Allemagne réfléchit à une prolongation équivalente. Et aux Etats-Unis comme en Europe, les chiffres des hospitalisations de malades du COVID-19 dépassent désormais ceux enregistrés pendant la première vague de la pandémie au printemps.

“Les pics d’infections virales ajoutés à l’absence de progrès concernant le nouveau plan de relance aux États-Unis constituent une occasion parfaite pour les investisseurs de prendre des bénéfices avant le week-end”, estime Pierre Veyret, analyste technique d’ActivTrades.

Les déclarations des responsables des grandes banques centrales incitent également à la prudence, qu’il s’agisse de Jerome Powell jeudi pour la Réserve fédérale américaine ou de Pablo Hernandez de Cos pour la Banque centrale européenne (BCE).

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

La séance à Wall Street sera animée entre autres par le bon accueil réservé par les investisseurs aux résultats trimestriels publiés jeudi soir par Walt Disney et Cisco Systems, deux groupes du Dow Jones qui ont profité ces derniers mois des mesures de confinement pour le premier, de l’essor du télétravail pour le second.

VALEURS EN EUROPE

Parmi les principaux contributeurs à la hausse des actions européennes figurent une nouvelle fois les banques, dont l’indice Stoxx gagne 0,31% et les technologiques 0,98% après les résultats de Cisco.

A la baisse, le compartiment du tourisme et des loisirs (-0,34%) et celui de l’immobilier (-0,56%) souffrent une nouvelle fois des craintes de restriction prolongée de l’activité.

Dans l’actualité des résultats, EDF abandonne 0,22% bien qu’il ait confirmé ses objectifs annuels alors qu’Engie gagne 3,57% après avoir fait la même chose.

Renault prend 4,43%, la meilleure performance du CAC 40, après un bond de 8,75% de son partenaire Nissan à Tokyo au lendemain de ses résultats semestriels, meilleurs qu’attendu.

TAUX

Les marchés obligataires de la zone euro profitent des dernières déclarations de responsables de la BCE qui confortent le scénario d’une augmentation des achats de titres de l’institution dès le mois prochain.

Le rendement du Bund allemand à dix ans recule ainsi d’un point de base à -0,545, ramenant à sept points sa hausse de la semaine.

Son équivalent américain est pratiquement stable à 0,8881% et affiche une progression équivalente par rapport à vendredi dernier.

CHANGES

Le dollar baisse face aux autres grandes devises, un signe supplémentaire du reflux de l’appétit pour le risque après les dernières déclarations des responsables de banques centrales et les chiffres préoccupants de la pandémie, plus favorables à la devise refuge par excellence qu’est le yen.

L’indice qui mesure les fluctuations du billet vert par rapport à un panier de référence recule de 0,11% et ramène sa progression hebdomadaire autour de 0,65%. L’euro remonte vers 1,1820 dollar.

La livre sterling est bien orientée après l’annonce du prochain départ du conseiller spécial de Boris Johnson, Dominic Cummings, partisan d’un Brexit “dur”.

PÉTROLE

Le marché pétrolier souffre une nouvelle fois des craintes pour la demande liées aux chiffres de la pandémie et aux mesures de restriction dans de nombreux pays.

Le Brent abandonne 0,83% à 43,17 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,17% à 40,64 dollars. Tous deux se dirigent néanmoins vers une hausse hebdomadaire de plus de 9%.

Marc Angrand, édité par Blandine Hénault

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