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Économie

L'Europe finit en nette baisse, les craintes d'un nouveau confinement dominent

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse mercredi, la deuxième vague de l’épidémie de coronavirus faisant craindre un durcissement des mesures restrictives qui pourrait nuire à la reprise déjà fragile de l’économie.

Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse mercredi, la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus faisant craindre un durcissement des mesures restrictives qui pourrait nuire à la reprise déjà fragile de l'économie. /Photo prise le 27 octobre 2020/REUTERS

Le CAC 40 a perdu 3,37% à 4.571,12 points, un plus bas en clôture depuis fin mai. Il s’agit de la pire performance journalière de l’indice parisien depuis le 21 septembre.

Le Footsie britannique a cédé 2,55% et le Dax allemand a lâché 4,17%.

L’indice EuroStoxx 50 a perdu 3,49%, le FTSEurofirst 300 a reculé de 3,1% et le Stoxx 600 de 2,95%.

Face à la progression rapide du coronavirus, de nouvelles restrictions devraient être instaurées par certains pays d’Europe dont la France où Emmanuel Macron pourrait annoncer ce soir des mesures de restriction de circulation pouvant aller jusqu’à un reconfinement quasi général du pays.

En Allemagne, l’Etat fédéral et les Länder se sont mis d’accord sur l’instauration d’un reconfinement de quatre semaines à partir du 2 novembre qui passera notamment par la fermeture des bars et des restaurants.

L’élection présidentielle américaine du 3 novembre vient renforcer le climat d’incertitude. L’indice du CBOE qui mesure la volatilité implicite du S&P-500 atteint un plus haut depuis début septembre.

Si l’ancien vice-président Joe Biden a toujours une longueur d’avance sur Donald Trump, l’écart se réduit dans certains Etats jugés décisifs.

VALEURS EN EUROPE

Dans ce contexte, les résultats trimestriels des entreprises qui continuent de pleuvoir passent au second plan.

Unique valeur du CAC 40 en hausse, Teleperformance a grappillé 0,51%. Le leader des centres d’appel bénéficie de l’essor du télétravail et a par ailleurs annoncé le rachat de la plate-forme de santé en ligne Health Advocate.

En baisse, PSA a perdu 4,54% en dépit d’un recul limité de son chiffre d’affaires trimestriel, Sodexo a cédé 3,82% après l’annonce d’un plan de sauvegarde de l’emploi et Sopra Steria a chuté de 12,92% après un troisième trimestre pénalisé par la chute de l’activité dans l’aéronautique.

Unibail-Rodamco-Westfield et Fnac Darty, qui auraient beaucoup à perdre d’un reconfinement en France, ont lâché respectivement 6,53% et 12,87%.

Dans l’incapacité de donner des prévisions annuelles avec la crise sanitaire, Puma a perdu 3,75% à Francfort et Beierdorf a abandonné 6,49% après des prévisions jugées trop prudentes.

Les compartiments parmi les plus sensibles économiquement sont les plus touchés par la baisse du marché: l’indice Stoxx de l’automobile perd 4,81%, celui des banques 3,56% et celui de l’énergie 2,92% avec la chute des cours du brut.

À WALL STREET

Les trois indices de Wall Street perdaient environ 3% chacun au moment de la clôture européenne. L’indice du CBOE qui mesure la volatilité implicite du S&P-500 grimpe à son plus haut depuis le 15 juin.

Le secteur technologique, qui a un impact important sur la cote, perdait 3,57%.

Les sociétés impactées en premier lieu par la pandémie sont en baisse à l’image de la compagnie aérienne American Airlines (-2,27%) ou de l’organisateur de croisières Carnival (-7,84%).

Boeing lâchait 3,01%, l’avionneur ayant publié sa quatrième perte trimestrielle consécutive.

PÉTROLE

Le marché pétrolier évolue en nette baisse, à un plus bas depuis début octobre, alors que la flambée des stocks de brut aux Etats-Unis et celle des contaminations au coronavirus alimentent les craintes d’une offre excédentaire et d’une demande de carburant plus faible.

Le Brent chute de 5,29% à 39,02 dollars le baril et le brut léger américain de 5,91% à 37,23 dollars.

TAUX

Face à l’incertitude économique mondiale déclenchée par le coronavirus, les investisseurs se replient sur les actifs jugés plus sûrs comme les obligations souveraines.

Les annonces de la Banque centrale européenne à l’issue de sa réunion de politique monétaire sont prévues jeudi à 11h45 GMT mais les marchés anticipent un statu quo aussi bien sur les taux d’intérêt que sur l’assouplissement quantitatif, leurs attentes se focalisant sur la conférence de presse de sa présidente, Christine Lagarde, à partir de 12h30 GMT.

“La pression va aller croissante sur la BCE pour qu’elle prenne de nouvelles mesures de soutien mais, objectivement, on voit mal quelle arme efficace elle pourrait dégainer face à la pandémie”, ont déclaré les économistes de Saxo Banque.

Le rendement du Bund allemand à dix ans, taux de référence pour la zone euro, est tombé à un plus bas depuis la mi-mars à -0,646%.

Celui des Treasuries recule à 0,7676%.

CHANGES

Le yen se renforce face au dollar pour se rapprocher d’un plus haut de six mois atteint le mois dernier.

L’euro recule à 1,1748 dollar et a atteint en séance un plus bas de dix jours à 1,1716, pénalisé par des anticipations de reconfinement de la France et de l’Allemagne.

Le dollar joue pour sa part pleinement son rôle de valeur refuge avec une progression de 0,53% face à un panier de devises de référence.

Laetitia Volga, édité par Jean-Michel Bélot

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