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Économie

Le test positif de Trump au coronavirus réveille l'aversion au risque

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en net repli et les Bourses européennes baissent vendredi à mi-séance, l’annonce de la contamination de Donald Trump par le coronavirus jetant un froid sur les marchés mondiaux à un mois de l’élection présidentielle américaine.

Wall Street est attendue en net repli et les Bourses européennes baissent vendredi à mi-séance. À Paris, le CAC 40 cède 0,98% à 4.776,79 vers 11h30 GMT. À Francfort, le Dax perd 1,13% et à Londres, le FTSE abandonne 0,74%. /Photo prise le 30 septembre 2020/REUTERS

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 1,5% pour le Dow Jones et le S&P-500 et de plus de 2% pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 cède 0,98% à 4.776,79 vers 11h30 GMT. À Francfort, le Dax perd 1,13% et à Londres, le FTSE abandonne 0,74%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,61%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 1,03% et le Stoxx 600 de 0,59%.

Donald Trump, qui a minimisé la gravité de la crise sanitaire dans ses premiers mois, a annoncé avant l’ouverture des marchés européens avoir été testé positif au nouveau coronavirus, ainsi que son épouse Melania, et s’être placé à l’isolement.

Cette information, qui ne fait qu’accroître les incertitudes sur l’issue du scrutin du 3 novembre, amène les investisseurs à se préparer à une période de volatilité accrue.

Conséquence: les marchés actions et les matières premières sont dans le rouge tandis que les valeurs refuges que sont le dollar, le yen, les emprunts d’Etat et l’or sont orientés à la hausse.

“Nous devrons peut-être attendre la fin du week-end pour avoir plus de précisions sur la situation. Elle pèsera sur le marché aujourd’hui et au début de la semaine prochaine mais ne provoquera pas de correction durable si l’infection se limite à Donald Trump,” a déclaré François Savary, chez Prime Partners.

La publication, à 12h30 GMT, du rapport mensuel du département du Travail aux Etats-Unis alimente aussi la prudence. Le consensus Reuters table sur un ralentissement des créations de postes à 850.000 après 1,371 million de août. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Dans les transactions en avant-Bourse à Wall Street, les grandes banques Goldman Sachs, JPMorgan, Morgan Stanley, Citigroup, Wells Fargo & Co et Bank of America perdent entre 1,5% et 2,3%.

Les groupes technologiques Facebook, Apple, Netflix, Alphabet, Microsoft, Amazon et Nvidia cèdent entre 2% et 2,7%.

VALEURS EN EUROPE

En Europe, le repli le plus sévère du jour est pour le secteur de l’énergie, dont l’indice Stoxx cède 1,47% avec la chute des cours du brut.

Le compartiment de lié au tourisme (-1,15%) est également en nette baisse face aux craintes sanitaires et économiques. Le gouvernement de la région de Madrid devrait ordonner prochainement un reconfinement partiel de la capitale espagnole et de neuf villes voisines, selon une source proche du dossier. Et Paris sera placée lundi en état d’alerte maximale si la situation sanitaire continue de se dégrader, a annoncé le ministre de la Santé.

L’actualité des entreprises anime aussi la cote avec notamment un repli de 3,43% pour Lagardère à la suite de l’annonce de la poursuite de la montée de Vivendi à son capital.

Korian chute de 8,06% après l’annonce de discussions exclusives en vue du rachat d’Inicea, un spécialiste de la santé mentale, auprès du fonds Antin Infrastructure Partners.

Les opérateurs télécoms français résistent au repli général après le résultat de l’attribution des fréquences mobiles 5G. Iliad se distingue avec un gain de 2,78%.

Contre la tendance également, EDF gagne 4,45%. Le groupe estime que la réforme de la régulation du parc nucléaire français aboutira rapidement et compte lancer sa propre réorganisation dans la foulée, ont indiqué à Reuters deux sources au fait du dossier.

CHANGES

Le dollar, après quatre séance de baisse, reprend un peu des couleurs face aux autres grandes devises en profitant de nouveau de son statut de valeur refuge.

L’indice mesurant ses variations par rapport à un panier de référence est en hausse de 0,13% et le yen japonais prend 0,32%.

L’euro recule à 1,1715 dollar, soit une baisse de 0,27%.

L’inflation de la zone euro s’est enfoncée en territoire négatif le mois dernier en tombant à un creux d’environ quatre ans (-0,3% sur un an), ce qui alimente les craintes de spirale déflationniste dans la foulée du choc économique provoqué par la pandémie de coronavirus.

TAUX

Le rendement des Treasuries à dix ans recule de plus d’un point de base, à 0,6594% et le taux des emprunts d’Etat allemand de même échéance recule aussi à -0,547%.

PÉTROLE

Le test positif de Donald Trump au COVID-19 et l’absence de consensus sur un plan de relance américain pèsent lourdement sur le marché pétrolier où le baril de Brent recule de 3,81% à 39,37 dollars et celui du brut léger américain (WTI) abandonne 3,9% à 37,21 dollars.

MÉTAUX

Les inquiétudes sur l’état de santé du président américain affectent également les métaux industriels: le cuivre est tombé à un plus bas depuis le 14 août à 6.269 dollars la tonne.

L’once d’or a atteint de son côté un pic de plus d’une semaine à 1.916,76 dollars.

Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault

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