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Économie

L'Europe recule mais Wall Steet monte grâce aux statistiques et aux espoirs budgétaires

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini en baisse mercredi, de bons indicateurs et les espoirs de relance budgétaire aux Etats-Unis n’ayant pas suffi à rassurer pleinement les investisseurs dont un climat toujours dominé par les incertitudes sur le plan politique et sanitaire.

Les Bourses européennes ont fini en baisse mercredi 2020. À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,59%, le Footsie britannique a cédé 0,53% et le Dax allemand a perdu 0,51%. /Photo d'archives/REUTERS

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,59% à 4.803,44 points. Le Footsie britannique a cédé 0,53% et le Dax allemand a perdu 0,51%.

L’indice EuroStoxx 50 a abandonné 0,64%, le FTSEurofirst 300 a reculé de 0,05% et le Stoxx 600 de 0,11%.

Les actions européennes finissent donc en repli malgré une seconde partie de séance passée dans le vert grâce à des statistiques américaines supérieures aux attentes et l’ouverture positive de Wall Street.

Selon l’enquête mensuelle ADP, publiée à 48 heures du rapport officiel du département du Travail, 749.000 emplois ont été créés dans le secteur privé alors que le consensus en prévoyait 650.000.

L’indice d’activité industrielle PMI de Chicago a également surpris positivement les investisseurs en ressortant à 62,4 en septembre, un plus haut depuis décembre 2018, alors que le consensus le donnait à 52,0.

Les déclarations de Steven Mnuchin et Nancy Pelosi ont également rassuré pendant un temps les marchés européens. Le secrétaire américain au Trésor et la présidente de la Chambre des représentants ont tous deux exprimé leur espoir d’une avancée sur un plan de relance budgétaire.

Steven Mnuchin a déclaré qu’un “compromis raisonnable” était possible avec les démocrates, qui ont présenté lundi un nouveau plan de relance de 2.200 milliards de dollars pour compenser les effets de la crise sanitaire.

“Les nouvelles semblent plus positives qu’hier sur un projet de relance. Et je pense qu’après le débat, les gens se disent que Donald Trump pourrait chercher (...) quelque chose qui en détournerait attention à son avantage”, a déclaré Tom Simons chez Jefferies.

Le premier débat entre Joe Biden et Donald Trump, marqué par les attaques personnelles et les interruptions, n’a fait que renforcer les incertitudes sur l’issue du scrutin.

Les indices phares de Wall Street étaient en territoire positif au moment de la clôture européennes: le Standard & Poor’s 500, le Nasdaq Composite et le Dow Jones gagnaient de 1,31% à 1,57%.

VALEURS

Parmi les plus fortes hausses du Stoxx 600, Suez a gagné 5,93% après l’amélioration par Veolia (+0,55%) de son offre de rachat de 29,9% de la part d’Engie (+1,24%) dans le capital de Suez, la portant de 15,50 euros à 18 euros par action.

Suez a néanmoins appelé le conseil et les actionnaires d’Engie à rejeter cette offre.

Total a pris 3,07% après avoir annoncé qu’il comptait accélérer sa diversification dans l’électricité et les énergies renouvelables et a revu à la hausse ses ambitions en la matière.

A la baisse, Alstom a perdu 3,56% après l’annonce par Bouygues du placement de 11 millions d’actions du groupe industriel.

TAUX

Les espoirs d’un plan budgétaire américain et des indicateurs solides ont été saluée par une remontée des rendements obligataires: celui des Treasuries à dix ans gagne près de cinq points de base à 0,6906%, un pic d’une semaine, et celui du Bund de même échéance a fini la journée en hausse à -0,524%.

CHANGES

Sur le marché des changes, le billet vert recule légèrement face à un panier de devises internationales dont l’euro, stable à 1,173 dollar.,

PÉTROLE

Le Brent abandonne 0,51% à 40,82 dollars le baril tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 0,84% à 39,62 dollars.

A SUIVRE :

La séance de jeudi sera animée par plusieurs indicateurs dont l’indice PMI dans le secteur manufacturier en zone euro, l’indice “core PCE” aux Etats-Unis - la mesure d’inflation privilégiée par la Fed -, ou encore les inscriptions hebdomadaires au chômage.

Laetitia Volga, édité par

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