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Économie

Nette hausse en vue à Wall Street avec les M&A, l'Europe hésite

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en vive hausse lundi, grâce entre autres à l’actualité nourrie des fusions-acquisitions, mais les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé en dépit d’un regain d’espoir sur le front de la pandémie.

Wall Street est attendue en vive hausse lundi, grâce entre autres à l'actualité nourrie des fusions-acquisitions, mais les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé. À Paris, le CAC 40 gagne 0,2% à 5.044,21 points vers 11h05 GMT mais à Londres, le FTSE 100 cède 0,23% et à Francfort, le Dax est pratiquement inchangé. /Photo prise le 9 septembre 2020/REUTERS

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 0,8% pour le Dow Jones, de 1,2% pour le Standard & Poor’s 500 et de 1,6% pour le Nasdaq.

Les actions américaines devraient notamment saluer le rachat annoncé d’Arm par Nvidia pour 40 milliards de dollars dans le secteur des semi-conducteurs, celui d’Immunomedics par Gilead Sciences dans la pharmacie et la perspective d’une alliance entre Oracle et le réseau social TikTok aux Etats-Unis.

Cette activité soutenue du marché des fusions-acquisitions s’ajoute au regain d’espoir dans l’évolution de la pandémie de coronavirus suscité par la reprise des essais du candidat-vaccin d’AstraZeneca et la proposition du tandem Pfizer-BioNTech d’élargir les leurs.

Les investisseurs européens se montrent toutefois plus prudents face aux nouvelles mesures de confinement ou de restrictions annoncées ou attendues dans plusieurs pays, du Royaume-Uni à Israël en passant par la France, d’autant que la baisse du pétrole pèse sur la tendance. À Paris, le CAC 40 gagne 0,2% à 5.044,21 points vers 11h05 GMT mais à Londres, le FTSE 100 cède 0,23% et à Francfort, le Dax est pratiquement inchangé.

L’indice EuroStoxx 50 est lui aussi quasi stable, tout comme le FTSEurofirst 300 mais le Stoxx 600 avance de 0,1%.

La semaine qui commence sera animée entre autres par les réunions de politique monétaire de la Réserve fédérale, de la Banque d’Angleterre et de la Banque du Japon.

La Fed ne devrait pas modifier son arsenal anti-crise mais elle pourrait détailler la nouvelle stratégie esquissée fin août, marquée par une tolérance accrue en matière d’inflation.

VALEURS EN EUROPE

La plus forte hausse sectorielle en Europe est pour le compartiment des transports et du tourisme, qui profite des espoirs de progrès dans le développement d’un ou plusieurs vaccins contre le COVID-19.

Son indice Stoxx gagne 1,09%, IAG 9,31%, Airbus 1,96%.

A la baisse, le compartiment du pétrole et du gaz (-0,66%)souffre du repli des cours du brut; Eni recule de 1,76% et Total de 1,08%.

Les valeurs des semi-conducteurs profitent en revanche du rachat d’Arm par Nvidia: STMicroelectronics s’adjuge 2,64%, Soitec 5,2% et l’allemand Infineon 1,82%.

A la baisse, Euronext perd 3,74%, la plus forte baisse du Stoxx 600, après les informations de Reuters selon lesquelles le suisse SIX a fait, selon plusieurs sources, la meilleure offre pour reprendre la Bourse de Milan.

TAUX

Les rendements de référence de la zone euro sont de nouveau en baisse, celui du Bund allemand à dix ans revenant autour de -0,5%, le marché obligataire continuant de digérer les multiples déclarations de dirigeants de la Banque centrale européenne (BCE) en fin de semaine dernière en attendant la réunion de la Fed.

Le rendement du Bund affiche désormais un repli de près de huit points de base par rapport au pic (-0,417%) inscrit jeudi pendant la réunion de la BCE.

Le dix ans américain est stable à 0,667%.

CHANGES

Le dollar cède du terrain face aux autres grandes devises (-0,34%), l’optimisme nourri sur les marchés par la série de fusions-acquisitions annoncée ces dernières heures le privant de son attrait de valeur refuge.

L’euro en profite pour remonter à plus de 1,1870 dollar (+0,22%).

La livre sterling, elle, est repartie à la hausse face au billet vert comme face à la monnaie unique avant l’examen par les députés britanniques du projet de loi du gouvernement de Boris Johnson visant à affranchir Londres de certaines clauses de l’accord de Brexit négocié avec l’Union européenne.

PÉTROLE

Le marché pétrolier recule, l’annonce d’une prochaine reprise des livraisons de brut de la Libye avec la fin du blocus des installations par les forces de Khalifa Haftar étant venue s’ajouter aux inquiétudes liées à la pandémie et à son impact sur la demande.

Le Brent abandonne 0,5% à 39,63 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 0,51% à 37,14 dollars.

Marc Angrand, édité par Blandine Hénault

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