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Économie

Amorce de rebond en vue à Wall Street, l'Europe attend la BCE

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse mercredi au lendemain d’une nouvelle séance de forte baisse qui a fait basculer le Nasdaq en zone de correction et les Bourses européennes progressent à mi-séance, profitant à la fois des espoirs de retour au calme sur les actions américaines et des anticipations de gestes accommodants de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi.

Les Bourses européennes progressent à mi-séance. A Paris, le CAC 40 gagne 0,29%. A Londres, le FTSE 100 prend 0,76% et à Francfort, le Dax avance de 0,68%. /Photo prise le 7 septembre 2020/REUTERS/Staff

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse d’environ 0,4% pour le Dow Jones et le Standard & Poor’s 500 et de plus de 1% pour le Nasdaq, qui a chuté de 10% au cours de ses trois dernières séances après le record inscrit mercredi dernier.

A Paris, le CAC 40 gagne 0,29% à 4.987,78 points à 11h15 GMT. A Londres, le FTSE 100 prend 0,76% et à Francfort, le Dax avance de 0,68%.

L’indice EuroStoxx 50 est en hausse de 0,53%, le FTSEurofirst 300 de 0,71% et le Stoxx 600 de 0,46%. Ce dernier a perdu 1,15% mardi, entraîné par les indices américains (-2,25% en clôture pour le Dow, -4,11% pour le Nasdaq), conséquence de dégagements massifs sur les grandes valeurs technologiques.

Certains professionnels invitent toutefois à relativiser la portée de ce repli de Wall Street.

“La baisse cumulée des trois dernières séances américaines a ramené le Nasdaq, très exposé aux technologiques, et le S&P-500 10% et 7% en dessous de leurs plus hauts historiques. Mais si l’on prend en compte le rally qui a précédé, les indices sont encore aux niveaux auxquels il se trouvaient il y a quatre semaines à peine”, notent ainsi les stratèges d’UBS Global Wealth Management dans leur note quotidienne.

Les marchés européens profitent parallèlement des espoirs placés dans la BCE, qui ne devrait pas modifier sa politique monétaire jeudi mais pourrait ouvrir la voie à des soutiens supplémentaires à l’économie et au crédit.

“De nombreux spéculateurs à la hausse pensent que la BCE apportera des mesures de soutien supplémentaires afin d’atténuer les risques de baisse actuels, ce qui donnerait un nouvel élan aux marchés des actions”, explique Pierre Veyret, analyste technique chez ActivTrades.

VALEURS EN EUROPE

Les plus fortes hausses sectorielles en Europe sont d’une part pour les secteurs défensifs des télécommunications (+1,97%) et des services aux collectivités (“utilities”) (+0,76%), d’autre part pour celui de l’énergie (+1,73%), qui profite du rebond des cours du pétrole.

Le réassureur Scor prend 8,43%, en tête du Stoxx 600, après la présentation de ses nouvelles prévisions de croissance.

A la baisse, le compartiment des transports et du tourisme cède 1,96%, avec entre autres un repli de 4,92% pour EasyJet, l’un des reculs les plus marqués du Stoxx 600.

A Paris, LVMH, qui montait en début de séance, abandonne 0,88% après l’annonce d’une remise en cause du rachat de Tiffany en raison de nouveaux obstacles.

AstraZeneca cède 1,55% après l’annonce de la suspension d’un essai clinique de son candidat vaccin contre le nouveau coronavirus.

TAUX

Orientés à la baisse en début de séance après le repli marqué des actions américaines mardi, les rendements de référence de la zone euro sont désormais pratiquement revenus à l’équilibre, l’attentisme l’emportant avant les annonces de la BCE.

Celui du Bund allemand à dix ans s’affiche à -0,5% après être tombé à -0,508% dans les premiers échanges.

Son équivalent américain, lui, recule légèrement à 0,6739% après avoir diminué de près de quatre points de base mardi.

CHANGES Sur le marché des devises, la correction sur le Nasdaq et les interrogations sur la crise sanitaire après la suspension de l’essai d’AstraZeneca favorisent les monnaies considérées comme les plus sûres, à commencer par le yen et le dollar américain.

L’indice mesurant les fluctuations du billet vert face à un panier de référence gagne ainsi 0,19%.

L’euro, lui, abandonne 0,2% pour revenir vers 1,1750 dollar, au plus bas depuis près d’un mois.

PÉTROLE

Les cours du brut effacent une partie des lourdes pertes subies mardi qui les ont ramenés à des plus bas de trois mois, mais ce rebond est jugé fragile par les analystes face aux incertitudes sur l’évolution de la pandémie et la vigueur de la reprise économique.

Le Brent, qui avait chuté de 5% pour revenir sous les 40 dollars pour la première fois depuis juin, regagne 0,93% à 40,15 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 1,47% à 37,30 dollars au lendemain d’une baisse de près de 8%.

Marc Angrand

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