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Économie

Vers une légère hausse à Wall Street, l'Europe se cherche une tendance

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en légère hausse à l’ouverture et les Bourses européennes hésitent vendredi à mi-séance alors que les investisseurs digèrent les annonces de la Réserve fédérale, qui profitent au secteur bancaire. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture des indices de référence de la Bourse de New York en petite hausse. À Paris, le CAC 40 grappille 0,06% à 5.018,78 points vers 11h25 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,14%, affecté par la dégradation du moral des consommateurs allemands, et à Londres, le FTSE prend 0,03%.

Les Bourses européennes hésitent vendredi à mi-séance. À Paris, le CAC 40 grappille 0,06% vers 11h25 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,14%, affecté par la dégradation du moral des consommateurs allemands, et à Londres, le FTSE prend 0,03%. /Photo d'archives/REUTERS/Peter Nicholls

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 cède 0,23%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro abandonne 0,09% et le Stoxx 600 recule de 0,16%.

Les Bourses européennes ont fini dans le rouge jeudi et Wall Street a terminé en ordre dispersé après les annonces de la banque centrale américaine, qui a choisi d’être plus flexible sur l’inflation afin de pouvoir se concentrer sur l’emploi.

La nouvelle stratégie dévoilée par la Fed après deux ans d’études et de débats prévoit un objectif d’inflation de 2% en moyenne sur la durée, si besoin en laissant filer pendant “un certain temps” les prix à la hausse pour compenser des périodes d’inflation inférieures à l’objectif.

“Jerome Powell n’a fait qu’officialiser le virage ultra-accommodant pris par la banque Centrale américaine depuis le début de la crise du COVID-19. En évacuant le risque inflationniste de ses préoccupations, il a en effet implicitement reconnu que les taux directeurs de la Fed seraient maintenus durablement bas”, a déclaré Eric Bourguignon, membre du directoire de Swiss Life Asset Managers France.

Du côté des indicateurs, l’évolution des dépenses des ménages américains et l’indice des prix dit “core PCE”, qui est la mesure d’inflation la plus surveillée par la Réserve fédérale, seront publiés à 12h30 GMT.

En Europe, les investisseurs ont pris connaissance dans la matinée de la dégradation surprise du moral des ménages allemands à l’approche du mois de septembre, semant le doute sur le rythme de reprise. L’indice du sentiment du consommateur a reculé à -1,8, selon l’enquête mensuelle de l’institut GfK, contre -0,2 en août et +0,2 pour le consensus.

L’autre fait du jour est l’annonce de la démission pour raisons médicales de Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, qui met fin au plus long mandat à la tête de la troisième puissance économique mondiale, au cours duquel il a cherché à relancer la croissance et renforcer la sécurité du pays.

L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a perdu 1,4%.

VALEURS EN EUROPE

La plupart des indices sectoriels européens reculent avec un repli marqué pour le secteur de la technologie (-0,94%), qui souffre de prises de bénéfice après une progression spectaculaire ces derniers mois.

L’évolution du marché obligataire après les annonces de la Fed profite aux banques, dont l’indice Stoxx gagne 1,96%.

A Paris, Société générale, Crédit agricole et BNP Paribas occupent les premières places du CAC 40 avec des gains compris entre 3,15% et 4,01%.

Ailleurs en Europe, Bayer perd 2,51% à Francfort après avoir reconnu qu’il y avait des “obstacles” dans la mise en oeuvre de l’accord de 11 milliards de dollars conclu aux Etats-Unis pour mettre fin aux procédures lancées contre son herbicide Roundup.

TAUX

Sur le marché obligataire, la décision de la Réserve fédérale de laisser éventuellement l’inflation passer temporairement au-dessus de l’objectif de 2% a poussé les rendements à des sommets de plusieurs mois des deux côtés de l’Atlantique.

Le rendement du Bund allemand à dix ans se stabilise après avoir atteint un pic de plus de deux mois à -0,372% et son équivalent américain a touché en séance un plus haut depuis le 10 juin à 0,789%. Il est désormais stable à 0,7473%.

CHANGES

La perspective de taux bas pour plusieurs années affecte le dollar qui perd 0,79% face à un panier de devises de référence dont l’euro, qui remonte à 1,19 dollar (+0,71%).

Le yen se renforce après l’annonce de la démission du Premier ministre japonais, ce qui pourrait impliquer un éloignement de sa politique monétaire expansionniste surnommée “Abenomics”.

“On pourrait soutenir que le retrait de Shinzo Abe amène inévitablement les cambistes à remettre en question les “Abenomics” dont la politique ultra-accommodante de la Banque du Japon est l’un des éléments clés et qui a fait reculer le yen ces dernières années”, a déclaré Ray Attrill, responsable de la stratégie devises chez National Australia Bank.

Le yen grimpe de 1,12% face au dollar, à 105,36 pour un dollar.

PÉTROLE

Les cours du pétrole sont quasiment stables après avoir monté avec le passage de l’ouragan Laura sur le Texas et la Louisiane, qui a mis à l’arrêt la quasi-totalité des capacités de raffinage de cette région majeure pour le secteur.

Le Brent est inchangé à 45,13 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avance légèrement à 43,13 dollars.

édité par Patrick Vignal

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