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Économie

Revers judiciaire pour EssilorLuxottica face à GrandVision

AMSTERDAM (Reuters) - La justice néerlandaise a refusé lundi à EssilorLuxottica le droit d’obtenir de GrandVision, qu’il prévoit de racheter, des informations supplémentaires sur sa gestion de la crise du coronavirus.

Lors d’une audience il y a quelques jours, le géant franco-italien des lunettes et des verres optiques avait argué du fait que la décision de GrandVision de suspendre ses paiements à des propriétaires de magasins d’optique et à des fournisseurs ainsi que sa demande d’aide publique pourraient justifier l’abandon du projet de rachat, d’un montant de 7,2 milliards d’euros.

Un tribunal de Rotterdam a cependant jugé qu’EssilorLuxottica n’était pas parvenu à prouver que sa cible néerlandaise avait violé les termes de l’accord de rachat en ne sollicitant pas d’autorisation pour les actions entreprises face à la crise du coronavirus.

“La publication de volumes importants d’informations réglementées qu’EssilorLuxottica réclame sans fondements spécifiques peut être comparée à de la pêche au filet dérivant”, a dit le tribunal.

GrandVision, qui exploite plus de 7.000 boutiques à travers le monde, a dit avoir toujours informé EssilorLuxottica de ses initiatives.

“GrandVision continue de soutenir EssilorLuxottica avec l’objectif partagé d’obtenir les autorisations réglementaires pour la finalisation de la transaction dans les 12 à 24 mois suivant l’annonce (du rachat)”, a dit le groupe néerlandais après le jugement rendu lundi.

EssilorLuxottica n’a pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires.

Bart Meijer, version française Marc Angrand et Bertrand Boucey

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