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Économie

L'Europe dans le désordre avant les PMI, les banques pèsent

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent en ordre dispersé lundi en début de séance, un indicateur chinois meilleur que prévu ne suffisant pas à effacer les craintes entourant l’évolution de la situation sanitaire.

Les principales Bourses européennes évoluent en ordre dispersé lundi en début de séance. À Paris, l'indice CAC 40 cède 0,3% vers 07h30 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,6% et à Londres, le FTSE abandonne 0,28%. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

Les banques pèsent en outre sur la tendance avec des sanctions pour Société Générale et HSBC après des résultats confirmant les dégâts infligés au secteur par la crise du coronavirus.

À Paris, l’indice CAC 40 cède 0,3% à 4.769,54 points vers 07h30 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,6% et à Londres, le FTSE abandonne 0,28%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro gagne 0,13%, le FTSEurofirst 300 est quasiment inchangé (+0,01%) et le Stoxx 600 recule de 0,21%.

La tendance pourrait évoluer avec la publication dans la matinée des résultats des enquêtes mensuelles auprès des directeurs d’achat (PMI) sur l’activité manufacturière dans les économies européennes au mois de juillet.

En Chine, l’activité manufacturière a progressé en juillet au rythme le plus rapide depuis près de dix ans, la demande intérieure continuant de s’améliorer après la crise du coronavirus, montrent les résultats de l’enquête PMI réalisé par Caixin/Markit.

Ajoutées aux enquêtes PMI officielles publiées vendredi par Pékin, ces données confirment que la deuxième économie du monde se remet plus vite que prévu du choc du coronavirus, même si les commandes à l’export et l’emploi restent à la traîne.

VALEURS EN EUROPE

En Bourse à Paris, Société Générale perd 1,79% après avoir fait état d’une nouvelle perte au deuxième trimestre après avoir passé dans ses comptes deux dépréciations dans ses activités de marché et avoir multiplié par quatre ses provisions pour risque de crédit du fait de la récession économique liée au nouveau coronavirus.

HSBC est sanctionnée plus lourdement, son action reculant de 4,78% à Londres, à un creux de plus 11 ans, après la publication d’un bénéfice au premier semestre amputé de près des deux tiers.

En conséquence, l’indice Stoxx des banques recule de 1,16%.

L’immobilier commercial est également en première ligne dans la crise, comme l’illustre le repli de plus de 4% d’Unibail-Rodamco-Westfield, la plus forte baisse du CAC 40.

Les bonnes nouvelles venues de Chine profitent en revanche au compartiment des ressources de base, qui progresse de 0,23%.

EN ASIE

L’indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 2,24%, porté par un repli du yen qui a favorisé les valeurs tournées vers l’export.

L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) recule en revanche de 0,2%.

A WALL STREET

La Bourse de New York a terminé vendredi dans le vert une séance longtemps hésitante, les bons résultats publiés la veille par Facebook, Apple et Amazon l’emportant sur les inquiétudes sur l’évolution de la situation sanitaire aux Etats-Unis.

L’indice Dow Jones a pris 0,44% (114,67 points) à 26.428,32 points et le S&P-500, plus large, a gagné 25,11 points, soit 0,77%, à 3.271,33.

Le Nasdaq Composite a progressé de son côté de 157,46 points (1,49%) à 10.745,28 points, porté par les géants de la technologie.

Les contrats à terme sur les indices de Wall Street signalent pour l’instant une ouverture en ordre dispersé, avec des variations modestes, à l’image de ce qui se profile en Europe.

TAUX

Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans progresse légèrement, autour de 0,54%, après avoir touché la semaine dernière son plus bas niveau depuis le mois de mars à 0,52%. Dans les premiers échanges en Europe, son équivalent allemand gagne un point de base pour remonter à 0,53.%

CHANGES

Du côté des devises, le dollar, qui vient de vivre son plus mauvais mois depuis 10 ans, tente un rebond face à un panier de référence.

L’euro cède un peu de terrain, autour de 1,176 dollar, après avoir pris près de 5% en juillet avec un pic au-dessus de 1,19.

PÉTROLE

Les craintes pour la demande continuent de peser sur les cours du pétrole. Le Brent de mer du Nord perd 0,74% à 43,22 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) abandonne 0,87% à 40,27 dollars.

édité par

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