July 7, 2020 / 11:39 AM / a month ago

Les actions reculent, l'envolée chinoise ne suffit plus

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes reculent à mi-séance mardi, le rebond des séances précédentes butant sur la progression continue de la pandémie de coronavirus et de nouvelles prévisions de croissance économique peu encourageantes pour l’Europe.

Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes reculent à mi-séance mardi. A Paris, le CAC 40, qui a inscrit lundi un plus haut de près d'un mois à 5.121,72 points, perd 0,99% à 5031,07 à 11h20 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 1,27% et à Francfort, le Dax recule de 1,2%. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en repli de 1% environ pour le Dow Jones et le Standard & Poor’s 500, et de l’ordre de 0,4% pour le Nasdaq, qui reste sur cinq séances consécutives de hausse.

A Paris, le CAC 40, qui a inscrit lundi un plus haut de près d’un mois à 5.121,72 points, perd 0,99% à 5031,07 à 11h20 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 1,27% et à Francfort, le Dax recule de 1,2%.

L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 1,06%, le FTSEurofirst 300 de 0,92% et le Stoxx 600 de 0,95%.

Les marchés chinois, dont le bond de plus de 5% avait tiré les marchés européens et américains lundi, ont de nouveau fini dans le vert, l’indice CSI 300 des principales capitalisations de Chine continentale portant à plus de 14% sa progression sur les six dernières séances, mais leur envolée semble ne plus suffire à dissuader les investisseurs européens et américains de prendre des bénéfices.

De fait, les dernières informations sur l’épidémie et son impact économique incitent à la prudence: la flambée des nouveaux cas de contamination par le coronavirus se poursuit dans de nombreux Etats américains, à commencer par la Californie, et en Australie, les autorités ont rétabli des mesures de confinement à Melbourne, la deuxième ville du pays.

Parallèlement, la Commission européenne, dans ses nouvelles prévisions économiques, dit tabler désormais sur une récession plus violente qu’estimé auparavant et sur une reprise plus lente.

Autre élément préoccupant: en Allemagne, la production industrielle a certes rebondi de 7,8% en mai après une chute de 17,5% en avril mais cette hausse est inférieure aux attentes.

Les préoccupations des investisseurs se tournent en outre vers la saison des publications de résultats des sociétés cotées, qui démarrera la semaine prochaine. Le marché table sur une chute de 43,1% des bénéfices du S&P 500 et de 53,9% pour ceux du Stoxx 600 au deuxième trimestre selon les données Refinitiv.

VALEURS EN EUROPE

Les prises de profit en Europe affectent l’ensemble des secteurs, cycliques comme défensifs: l’indice Stoxx des banques abandonne 0,97%, celui des hautes technologies 1,51%, celui des l’immobilier 2,2% et celui de la santé 1,76%.

A Paris, les reculs les plus marqués du CAC 40 touchent Unibail-Rodamco-Westfield (-2,88%), Dassault Systèmes (-2,56%) et Orange (-2,10%).

La plus forte baisse du SBF 120 est pour Sodexo, qui perd 6,02% après avoir revu en baisse sa prévision de chiffre d’affaires pour le trimestre en cours.

A Francfort, Bayer cède 6,8%, un juge américain ayant exprimé des doutes sur le projet d’accord amiable de 10,9 milliards de dollars annoncé le mois dernier pour solder des milliers de plainte visant l’herbicide Roundup.

TAUX

En net repli en début de séance avec le regain d’aversion sur le risque, les rendements obligataires de la zone euro sont ensuite repartis à la hausse avec les prises de bénéfices: celui du Bund allemand à dix ans prend plus d’un point de base à -0,424% après être revenu à -0,457%.

Le dix ans américain est pratiquement stable à 0,6742%.

CHANGES

Le dollar américain regagne du terrain après plusieurs séances qui avaient davantage bénéficié à des devises plus exposées aux risques, comme le dollar australien ou la couronne norvégienne: le billet vert reprend 0,26% face à un panier de devises de référence et près de 0,3% face à l’euro.

La monnaie unique revient ainsi autour de 1,1280 contre 1,1345 au plus haut lundi, un mouvement lié entre autres au chiffre décevant de la production industrielle allemande.

PÉTROLE

Le marché pétrolier est lui aussi affecté par les dernières nouvelles en date sur l’évolution de la pandémie, qui ravivent chez certains investisseurs les craintes d’une reprise de la demande plus lente qu’attendu.

Le Brent abandonne 0,9% à 42,71 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 1,16% à 40,16 dollars.

AUCUN INDICATEUR ÉCONOMIQUE MAJEUR À L’AGENDA DU 7 JUILLET

Marc Angrand

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