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Économie

Le pire est passé mais la reprise sera irrégulière-Lagarde (BCE)

La zone euro a "probablement passé" le pire de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus mais la reprise s'annonce incertaine, a déclaré vendredi Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE). /Photo prise le 11 février 2020/REUTERS/Vincent Kessler

FRANCFORT/HELSINKI (Reuters) - La zone euro a “probablement passé” le pire de la crise provoquée par la pandémie de coronavirus mais la reprise s’annonce incertaine, a déclaré vendredi Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE).

“Nous avons probablement passé le point bas et je dis cela avec une certaine appréhension car, bien sûr, une deuxième vague grave est possible”, a-t-elle dit lors d’un débat en ligne.

Elle a ajouté que le redémarrage de l’économie serait “irrégulier” et “incomplet” en expliquant que certains secteurs, comme le transport aérien ou les loisirs ne retrouveraient jamais la situation d’avant la crise alors que d’autres profiteraient de la situation actuelle.

La BCE a lancé depuis mars un plan de soutien exceptionnel à l’économie de la zone euro en s’engageant à acheter au total pour 1.350 milliards d’euros d’obligations sur les marchés et à fournir des liquidités à taux négatifs aux banques afin de prévenir un assèchement du crédit.

Ces mesures, conjuguées aux garanties fournies par les Etats à de nombreux prêts aux entreprises, semblent pour l’instant porter leurs fruits puisque le crédit aux sociétés non financières de la zone euro affiche une croissance de 7,3% sur un an en mai, une progression sans précédent depuis 2009.

Christine Lagarde a assuré que la banque centrale privilégiait des réponses “proportionnées” à la crise, un message indirect à la cour constitutionnelle allemande, qui a remis en cause début mai l’un des programmes d’achats de titres de la BCE en le jugeant disproportionné.

Olli Rehn, le gouverneur de la banque centrale finlandaise, qui participait aussi au débat de vendredi, a défendu pour sa part le maintien des mesures de soutien en déclarant qu’il valait “mieux prévenir que guérir”.

Il a rappelé que la banque centrale avait relevé à deux reprises ses taux d’intérêt en 2011, ce qui n’avait fait qu’aggraver la crise de la dette dans la zone euro.

Francesco Canepa, version française Marc Angrand

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