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Économie

J&J en pourparlers avec les gouvernements et la CE sur un vaccin

BRUXELLES (Reuters) - Le laboratoire pharmaceutique Johnson & Johnson est en pourparlers avec plusieurs gouvernements et organisations mondiales dans le cadre du développement d’un vaccin potentiel contre le nouveau coronavirus.

Le laboratoire pharmaceutique Johnson & Johnson est en pourparlers avec plusieurs gouvernements et organisations mondiales dans le cadre du développement d'un vaccin potentiel contre le nouveau coronavirus. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid

La nouvelle a été annoncée après que Reuters, un peu plus tôt ce jeudi, a révélé que la Commission européenne (CE) était en discussions avancées avec le laboratoire américain pour réserver ou acheter des doses de son potentiel futur vaccin.

“Nous nous engageons à rendre notre vaccin contre la COVID-19 accessible à l’échelle mondiale, auprès des populations les plus exposées au virus et là où il pourrait, selon son profil, être le plus bénéfique”, a déclaré un porte-parole de Johnson & Johnson dans un courrier électronique.

“Dans cette perspective, nous sommes actuellement en pourparlers avec de nombreuses parties prenantes, notamment les gouvernements et les organisations mondiales.”

L’accord éventuel entre la CE et Johnson & Johnson serait également “dans les tuyaux”, selon un responsable sanitaire de haut rang d’un État membre ayant requis l’anonymat.

Une seconde source européenne a fait état d’une discussion téléphonique entre les deux parties mardi dernier sur un accord au sujet du candidat vaccin du groupe pharmaceutique américain.

Un porte-parole de la CE n’a pas souhaité faire de commentaire et personne n’était joignable dans l’immédiat chez J&J, en dehors des heures ouvrables aux États-Unis.

On ne sait pas exactement pour l’instant si un éventuel accord porterait sur une précommande de doses du vaccin ou sur une simple option d’achat.

S’il venait à se concrétiser, cet accord pourrait être le premier conclu par l’exécutif européen, qui a reçu la semaine dernière mandat des Vingt-Sept pour négocier en leur nom les pré-commandes de six candidats vaccins, en puisant dans un fonds d’urgence doté de 2,4 milliards d’euros pour financer ces achats.

L’Allemagne, la France, l’Italie et les Pays-Bas, réunis dans une “Alliance inclusive pour le vaccin”, ont annoncé samedi dernier avoir signé avec le laboratoire AstraZeneca un contrat portant sur la fourniture à l’Union européenne, à prix coûtant, de 400 millions de doses de son candidat vaccin contre le coronavirus, toujours en développement en partenariat avec l’université d’Oxford.

Le laboratoire britannico-suédois a déjà conclu des accords similaires avec les États-Unis et le Royaume-Uni.

Le président français Emmanuel Macron a précisé mardi que l’Alliance, qui poursuit ses discussions avec d’autres laboratoires, devrait conclure un accord comparable avec Sanofi dans les prochaines semaines.

Elvira Pollina à Milan et Francesco Guarascio à Bruxelles; édité par Jean-Michel Bélot française Myriam Rivet et Juliette Portala, édité par Bertrand Boucey

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