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Économie

La crise du secteur aérien va peser durablement sur la demande de pétrole

La demande de pétrole se remet lentement de la chute la plus forte de son histoire liée à la pandémie de coronavirus mais elle devrait être durablement pénalisée par la baisse du trafic aérien, prévient mardi l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) qui ne prévoit pas de retour de la demande aux niveaux d'avant-crise avant 2022. /Photo prise le 24 mars 2020/REUTERS/Kai Pfaffenbach

LONDRES (Reuters) - La demande de pétrole se remet lentement de la chute la plus forte de son histoire liée à la pandémie de coronavirus mais elle devrait être durablement pénalisée par la baisse du trafic aérien, prévient mardi l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) qui ne prévoit pas de retour de la demande aux niveaux d’avant-crise avant 2022.

“Nos premières prévisions pour 2021 montrent un bond de 5,7 millions de barils par jour (mbj) de la demande mondiale, pour atteindre 97,4 mbj, soit 2,4 mbj au-dessous du niveau de 2019”, écrit l’AIE dans son rapport mensuel.

“La réduction des livraisons de jet et de kérosène aura un impact sur la demande totale de pétrole au moins jusqu’à 2022 (...) L’industrie aéronautique fait face à une crise existentielle”, prévient l’AIE, basée à Paris.

L’AIE a revu sa prévision de demande de pétrole à la hausse de près de 500.000 barils par jour, s’appuyant sur des importations en Asie plus fortes qu’attendu.

“La levée des mesures de confinement en Chine a permis de se rapprocher des niveaux de demande d’il y a un an. On a aussi constaté un bond important en Inde au cours du mois de mai, même si la demande se trouve toujours nettement en dessous des niveaux de l’année dernière”.

L’AIE indique que l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, dont la Russie (qu’on regroupe sous l’appellation OPEP+) ont réduit en mai leur production de 9,4 mbj pour faire face à la chute de la demande.

“Si les tendances de production se maintiennent et que la demande finit par se rétablir, le marche sera sur des bases plus stables d’ici la fin du deuxième semestre”, indique l’AIE.

“Nous ne devons pas toutefois sous-estimer l’énorme degré d’incertitude”, ajoute l’agence.

Noah Browning, version française Flora Gomez, édité par Blandine Hénault

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