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Économie

Fin de semaine galvanisée par l'emploi US et la BCE

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en forte hausse vendredi et Wall Street devrait faire de même grâce aux espoirs de reprise de l’économie après la très bonne surprise du rapport sur l’emploi aux Etats-Unis et le soutien des banques centrales.

Les Bourses européennes ont terminé en forte hausse vendredi. À Paris, le CAC 40 a pris 3,71%. Le Footsie britannique a fini ce vendredi en hausse 2,25% et le Dax allemand a gagné 3,36%. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann

À Paris, le CAC 40 a pris 3,71% à 5.197,79 points, un plus haut en clôture depuis le 6 mars. Sur la semaine, le CAC parisien a pris 10,7%, soit sa meilleure performance hebdomadaire depuis décembre 2011.

Le Footsie britannique a fini ce vendredi en hausse 2,25% et le Dax allemand a gagné 3,36%.

L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 3,76%, le FTSEurofirst 300 de 2,49% et le Stoxx 600 de 2,48%.

Hormis une séance jeudi marquée par des prises de bénéfices, les places européennes ont été portées toute la semaine par des espoirs de reprise économique et par le soutien massif apporté par la Banque centrale européenne jeudi qui a largement répondu aux attentes des marchés en augmentant le montant de son Programme d’achat d’urgence pandémique (PEPP), prolongé d’au moins six mois.

A l’heure de la clôture européenne, le Nasdaq à Wall Street n’était qu’à une dizaine de points de son record en clôture tandis que le S&P-500, indice de référence des gérants, évoluait au plus haut depuis le 25 février, porté par les espoirs de reprise, amplifiés par le rapport sur l’emploi publié en début de journée.

L’économie américaine a créé 2,509 millions d’emplois non-agricoles en mai alors que le consensus Reuters tablait sur 8 millions de postes détruit après les 20,687 millions de suppressions enregistrées en avril. Le taux de chômage est revenu à 13,3% après avoir bondi le mois précédent à 14,7%, son plus haut niveau depuis 1948.

“La publication du rapport de l’emploi est quelque peu étrange et absolument personne de pariait sur des créations d’emplois en mai. Rappelons que l’économie américaine a commencé à repartir progressivement le mois dernier, ce qui suggère que le rapport de juin sera meilleur. Le pire serait donc derrière nous (...) le scénario en V des indices boursiers et en U de l’économie se précise de plus en plus”, a commenté dans une note les économiste de Mirabaud.

VALEURS

En Europe, une fois encore la reprise progressive de l’activité économique a soutenu les valeurs du secteur aérien comme Air France-KLM (+10,99%), IAG (+13,64%) et Airbus (+12,50%) mais aussi l’opérateur de centres commerciaux Unibail-Rodamco-Westfield (+11,02%).

UniCredit, Commerzbank, BNP Paribas et Société générale ont profité des annonces de la BCE pour prendre entre 4,74% et 10,36%.

L’indice Stoxx du secteur a gagné 6,19%, signant la plus forte hausse, devant ceux du pétrole et du gaz (+5,8%) et de l’automobile (+5,17%).

Le titre Salvatore Ferragamo a pris 8,28% grâce aux spéculations sur un possible intérêt de LVMH (+3,64%) pour le groupe de luxe italien.

A WALL STREET

Du côté des valeurs américaines, Tiffany avançait de 6,52% après les informations de Reuters selon lesquelles le géant du luxe LVMH renonçait à renégocier l’offre de rachat du joaillier américain annoncée en novembre, d’un montant de 16,2 milliards de dollars (14,3 milliards d’euros).

Boeing bondissait de loin en tête du Dow Jones (+17,02%), l’avionneur profitant de l’optimisme général sur la reprise de l’activité dans le secteur du transport aérien.

American Airlines et United Airlines gagnaient respectivement 16,35% et 14,53% dans la perspective d’une accélération des vols internationaux et domestiques le mois prochain.

CHANGES/TAUX

La publication du rapport sur l’emploi a fait basculer le dollar en territoire positif contre un panier de six devises internationales et grimper les rendements des emprunts d’Etat.

Le rendement des Treasuries à dix ans a pris plus de 13 points de base pour se rapprocher de 0,96%, un pic de deux mois et demi, et son équivalent allemand a fini à un plus depuis le 20 mars, à -0,272%.

L’euro recule mais reste à plus de 1,13 dollar après avoir enchaîné huit séances consécutives de hausse et atteint ce vendredi encore un plus haut depuis le 10 mars à 1,1383, en réaction à l’augmentation par la BCE de son soutien déjà massif à l’économie du bloc.

PÉTROLE

Les cours du brut évoluent à des plus hauts de trois mois, en route pour leur sixième semaine de gains, grâce à l’emploi américain et à la perspective d’un accord des pays membres de l’Opep+ sur une prolongation des réductions de la production à l’issue d’une réunion qui aura lieu samedi.

Le baril de Brent progresse de 5,03% à 42 dollars et celui du brut léger américain (WTI) avance de 4,73% à 39,18 dollars.

Laetitia Volga, édité par Jean-Michel Bélot

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