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Économie

USA: La Fed reste prête à réagir face à la crise, assure Powell

Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, a réaffirmé vendredi que la banque centrale américaine était prête à faire usage de tous les instruments dont elle disposait pour soutenir l'économie face à la pandémie de coronavirus, une crise dont il a souligné le caractère inédit. /Photo prise le 3 mars 2020/REUTERS/Kevin Lamarque

WASHINGTON (Reuters) - Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, a réaffirmé vendredi que la banque centrale américaine était prête à faire usage de tous les instruments dont elle disposait pour soutenir l’économie face à la pandémie de coronavirus, une crise dont il a souligné le caractère inédit.

“Il s’agit d’une urgence d’une nature que nous n’avions jamais réellement observée auparavant”, a-t-il dit lors d’un débat organisé par l’université de Princeton, dont il est diplômé.

“Nous avons franchi un certain nombre de lignes rouges qui n’avaient pas été franchi auparavant et je suis tout à fait à l’aise avec le fait que nous ayons agi ainsi dans cette situation.”

La Fed a pratiquement achevé la mise au point des modalités des programmes d’intervention exceptionnels annoncés depuis la mi-mars et elle devrait accorder dans quelques jours les tout premiers prêts dans le cadre de sa facilité de crédit aux entreprises dite “Main Street”, a ajouté Jerome Powell.

L’institution achète déjà des obligations souveraines et des prêts immobiliers titrisés (mortage-backed securities, MBS) pour tenter d’amortir l’impact de la pandémie sur l’économie américaine, mais dans des quantités relativement limitées aux yeux de certains observateurs.

Elle pourrait préciser ses intentions pour les mois à venir à l’issue de sa prochaine réunion de politique monétaire le 10 juin.

Lors du débat de vendredi, Jerome Powell a de nouveau exprimé sa défiance vis-à-vis d’un éventuel recours à des taux d’intérêt négatifs, adoptés par la Banque centrale européenne et la Banque du Japon entre autres.

Il a ainsi estimé que les données disponibles sur l’efficacité des taux négatifs étaient “mitigées” et qu’ils pesaient sur les marges des banques au risque de les dissuader de prêter.

Howard Schneider, version française Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot

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