May 29, 2020 / 11:28 AM / a month ago

Les tensions sur Hong Kong favorisent les prises de profit

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes reculent à mi-séance vendredi, la perspective d’un nouveau bras de fer diplomatique et commercial entre les Etats-Unis et la Chine au sujet de Hong Kong favorisant les prises de bénéfice au terme d’une semaine faste pour les actions.

Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes reculent à mi-séance vendredi. À Paris, le CAC 40 perd 0,74% à 4.736,21 points vers 11h00 GMT. À Londres, le FTSE 100 cède 1% et à Francfort, le Dax recule de 0,99%. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

Les contrats à terme sur les principaux indices américains signalent une ouverture en repli de 0,5% environ pour la Bourse de New York.

À Paris, le CAC 40 perd 0,74% à 4.736,21 points vers 11h00 GMT. A Londres, le FTSE 100 cède 1% et à Francfort, le Dax recule de 0,99%.

L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,63%, le FTSEurofirst 300 de 0,8% et le Stoxx 600 de 0,82%.

Ce dernier affiche néanmoins encore une progression de 3,7% depuis le début de la semaine et le CAC 40 un gain de près de 6,7%.

Le président américain doit donner dans la journée une conférence de presse portant sur la Chine, deux jours après l’adoption par le parlement chinois de la nouvelle loi sur la sécurité à Hong Kong, ce qui a déjà conduit Pékin à menacer Washington de nouvelles mesures de rétorsion.

Ce regain de tension entre les deux premières économies mondiales fait craindre aux investisseurs un nouveau coup de froid sur le commerce international au moment même où la planète est en pleine récession à cause de la pandémie de coronavirus.

“Je crois que le marché a toujours peur que cela ne débouche sur quelque chose de plus grave. S’il est sérieux concernant les tarifs douaniers, cela aura un impact marqué”, commente Moh Siong Sim, stratège devises de Bank of Singapore.

Les indicateurs économiques du jour, s’ils ne sont pas tous catastrophiques, sont aussi venus rappeler l’ampleur de la contraction en cours: la contraction du produit intérieur brut (PIB) français a certes été revue à 5,3% sur janvier-mars contre 5,8% en première estimation mais la récession devrait fortement s’amplifier sur avril-juin. Et celle de l’Italie, à 5,3%, est au contraire plus marqué qu’estimé initialement.

Parallèlement aux déclarations de Donald Trump, la séance à Wall Street pourrait être animée par des déclarations de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, qui doit participer à un débat en ligne à partir de 15h00 GMT.

VALEURS EN EUROPE

Tous les grands indices sectoriels Stoxx européens évoluent dans le rouge, les replis les plus marqués touchant ceux qui ont le plus profité du rebond des quatre dernières séances ou qui ont le plus à perdre d’une nouvelle escalade de la tension USA-Chine: celui des transports et du tourisme rétrocède 3,79%, celui de l’automobile 2,66%, celui des banques de 2,51%.

Renault chute de 6,23%, la plus forte baisse du CAC 40, après l’annonce de son plan de restructuration, qui prévoit la suppression de 15.000 postes dans le monde et une réduction de ses capacités.

Dans le secteur aéronautique, Airbus et le motoriste britannique Rolls-Royce abandonnent respectivement 3,18% et 9,59% après avoir vu leur note de crédit dégradée par S&P.

A Amsterdam, le géant du café JDE Peets, l’une des rares grandes entreprises européennes à avoir fait le pari d’une entrée en Bourse depuis le début de la crise du coronavirus, se traite plus de 15% au-dessus de son cours d’introduction, ce qui le valorise plus de 15,5 milliards d’euros.

TAUX

Le repli sur les actifs jugés plus sûrs que les actions se traduit par une baisse des rendements obligataires de référence: celui du Bund allemand à dix ans recule d’environ 1,5 point de base à -0,437% et son équivalent américain de 3,5 points à 0,6705%.

Les rendements italiens se stabilisent après une adjudication du Trésor d’un montant total de 7,5 milliards d’euros qui a suscité une demande soutenue, ce qui a permis une baisse des rendements à l’émission, au plus bas depuis février pour le dix ans à 1,42% contre 1,78% en avril.

CHANGES

L’euro (+0,54%), en hausse pour la quatrième séance consécutive, a inscrit un plus haut de deux mois face au dollar à 1,1140, toujours soutenu par la perspective d’un plan de relance massif dans l’Union européenne.

La monnaie américaine est également en repli face aux autres grandes devises (-0,30%), notamment le yen japonais, qui profite de son statut de valeur refuge en période de tension impliquant les Etats-Unis.

PÉTROLE

Le marché pétrolier souffre lui aussi de la dégradation des relations sino-américaines, qui s’ajoute aux derniers signes en date de faiblesse de la demande aux Etats-Unis.

Le Brent perd 3,06% à 34,21 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 3,53% à 32,52 dollars.

L’un et l’autre devraient enregistrer une perte hebdomadaire après quatre semaines de hausse d’affilée mais le WTI se dirige vers un rebond spectaculaire de plus de 70% sur l’ensemble du mois de mai.

Marc Angrand, édité par Blandine Hénault

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