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Économie

Pas de retour à une croissance normale avant 2022-23, dit Saxo Bank

PARIS (Reuters) - Les effets de la crise du coronavirus sur l’économie seront durables et la croissance mondiale ne retrouvera pas un niveau normal avant 2022 ou 2023, dit-on chez Saxo Bank.

Les bureaux de Saxo Bank à Copenhague. Les effets de la crise du coronavirus sur l'économie seront durables et la croissance mondiale ne retrouvera pas un niveau normal avant 2022 ou 2023, dit-on chez Saxo Bank. /Photo d'archives/REUTERS/Fabian Bimmer

La pire récession depuis 1929 sera suivie par une reprise graduelle, a déclaré mardi Christopher Dembik, responsable de la recherche macroéconomique pour la banque danoise, lors d’une conférence en ligne.

“Notre scénario central est celui d’une reprise en U, qui pourrait rapidement se transformer en reprise en L en cas de matérialisation des risques pesant sur ce scénario” a-t-il dit.

L’un des risques principaux est celui d’une faiblesse durable de la demande mondiale et d’une vague de faillites dans le secteur des services plus prononcée qu’anticipé.

“La production devrait retrouver sa pleine capacité un à deux mois après la levée du confinement mais le secteur des services, en particulier le tourisme, mettra plus de temps à récupérer”, a-t-il dit. “La croissance mondiale ne devrait pas revenir à la normale avant 2022-23.”

La vitesse de la reprise dépendra du niveau de confiance des consommateurs, a-t-il dit avant d’évoquer la crainte d’un effet d’hystérèse, autrement dit la persistance des effets d’un choc économique malgré la disparition de sa cause, en l’occurrence la crise sanitaire.

“Cet effet d’hystérèse pourrait entraîner une augmentation de l’épargne au détriment d’une revanche de la consommation, ce qui pèserait sur la demande”, a-t-il dit. “Après le choc initial sur l’offre, nous avons un choc d’ensemble sur la demande mondiale.”

Et ce choc pourrait entraîner à court ou moyen terme un choc déflationniste, une menace qu’illustre la chute des cours des matières premières, selon Christopher Dembik.

Il a aussi insisté sur ce qu’il a appelé la nationalisation des marchés financiers avec l’intervention massive des banques centrales.

“Elles fournissent la liquidité et fixent les prix, ce qui fait monter les marchés d’actions, fausse les allocations et étouffe la volatilité”, a-t-il dit.

Patrick Vignal, édité par Marc Angrand

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