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Économie

Nouveaux pics pour les actions, l'appétit pour le risque domine

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en nette hausse et les Bourses européennes progressent à mi-séance mardi tandis que le pétrole monte et que le dollar recule, l’optimisme quant à la reprise de l’activité économique et aux soutiens des banques centrales comme des Etats favorisant nettement la prise de risque.

Wall Street est attendue en nette hausse et les Bourses européennes progressent à mi-séance mardi tandis que le pétrole monte et que le dollar recule/. À Paris, le CAC 40 gagne 1,03% à 4.586,81 points à 11h00 GMT, au plus haut depuis le 30 avril. A Londres, le FTSE 100 prend 1,32% et à Francfort, le Dax avance de 0,68%. /Photo d'archives/REUTERS/Regis Duvignau

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse d’environ 2% après le week-end prolongé du “Memorial Day” aux Etats-Unis, ce qui pourrait permettre à l’indice phare Standard & Poor’s 500 de repasser la barre des 3.000 points pour la première fois depuis le 5 mars.

À Paris, le CAC 40 gagne 1,03% à 4.586,81 points à 11h00 GMT, au plus haut depuis le 30 avril. A Londres, le FTSE 100 prend 1,32% et à Francfort, le Dax avance de 0,68%.

L’indice EuroStoxx 50 est en hausse de 0,51%, le FTSEurofirst 300 de 0,81% et le Stoxx 600 de 0,84% après avoir atteint en matinée son plus haut niveau depuis le 10 mars.

Le redémarrage progressif des grandes économies se poursuit, avec entre autres la perspective d’une reprise prochaine du tourisme en Espagne, celle d’une réouverture des frontières à l’échelle de l’Union européenne ou encore la possibilité d’un assouplissement plus tôt que prévu des mesures de distanciation sociale en Allemagne.

Parallèlement, les autorités monétaires continuent d’afficher leur détermination à prolonger leurs soutiens autant que nécessaire: le gouverneur de la Banque du Japon a évoqué la possibilité de nouvelles mesures pour amortir l’impact économique de l’épidémie et celui de la Banque populaire de Chine a promis de poursuivre la baisse des taux d’intérêt.

Du côté des autorités politiques, le président français, Emmanuel Macron, doit dévoiler dans la journée des mesures d’aide au secteur automobile, au lendemain de l’accord entre le gouvernement allemand et Lufthansa sur un plan de soutien au groupe de transport aérien.

“Nous estimons que les efforts entrepris pour rouvrir et redémarrer l’économie mondiale vont l’emporter sur la résurgence des tensions USA-Chine et que les investisseurs disposent de diverses opportunités pour se positionner à la hausse”, résument les stratèges d’UBS Global Wealth Management dans une note.

VALEURS EN EUROPE

Les secteurs les plus affectés par la crise et qui ont le plus à gagner à une reprise rapide de l’activité figurent une nouvelle fois parmi les progressions les plus marquées du jour: l’indice Stoxx européen du transport et du tourisme avance de 6,49%, celui des banques de 3,1%, celui de l’automobile de 2,06%.

Le tour-opérateur TUI bondit même de 37,91%, profitant à plein des espoirs d’une reprise du tourisme international. Air France-KLM s’adjuge 11,07%, Easyjet 16,76%, Lufthansa 6,6%, Accor 7,59%.

Dans l’aéronautique, Safran prend 5,82%, Airbus 4,6% et Rolls-Royce 11,48%.

Autre secteur très entouré: celui des opérateurs de centres commerciaux, comme Unibail-Rodamco-Westfield (+9,30%) ou Klépierre (+9,62%). Quant au spécialiste des boutiques d’aéroport Dufry, il s’adjuge 12,59%.

A la baisse, le réassureur français Scor cède 3,62%, l’un des replis les plus marqués du Stoxx 600, après avoir renoncé à verser un dividende.

TAUX Le regain d’appétit pour le risque détourne les investisseurs des emprunts d’Etat de référence, ce qui se traduit par une remontée de leurs rendements: celui du Bund allemand à dix ans affiche une hausse de plus de cinq points de base à -0,436%, au plus haut depuis la fin avril, et son équivalent américain trois points à 0,69%, tandis que le dix ans français revient en territoire positif.

A rebours de la tendance dominante, le rendement à dix ans italien poursuit sa baisse, confirmant l’apaisement au moins temporaire des craintes d’une dislocation de la zone euro: à 1,551%, il évolue au plus bas depuis le 9 avril et son écart avec le Bund est repassé sous 200 points de base.

CHANGES

Le dollar, porté ces dernières semaines par son statut de valeur refuge, souffre de l’optimisme ambiant et l’indice mesurant ses fluctuations face à un panier de devises de référence abandonne 0,62%.

L’euro en profite pour remonter à plus de 1,0950 dollar et plusieurs monnaies sensibles à l’évolution du commerce mondial s’apprécient elles aussi, à l’instar du dollar australien (+1,2%) ou de la couronne norvégienne (+0,95%).

PÉTROLE

Le marché pétrolier bénéficie lui aussi de l’amélioration du sentiment général de marché mais également des déclarations du ministre russe de l’Energie selon lesquelles la production nationale de mai et juin a été réduite conformément aux engagements pris dans le cadre de l’”Opep+”.

Le Brent gagne 1,55% à 36,08 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 2,53% à 34,09 dollars.

Marc Angrand

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