May 21, 2020 / 12:28 PM / 6 days ago

Prudence en vue à Wall Street face à de nombreuses incertitudes

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes reculent jeudi à mi-séance dans des marchés à nouveau méfiants face aux perspectives économiques et aux tensions entre les Etats-Unis et la Chine. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse d’environ 0,6%. Mercredi, le S&P-500 a terminé à un plus haut de deux mois et brièvement dépassé en séance sa moyenne mobile à 100 jours tandis que le Nasdaq Composite a clôturé à un pic de trois mois, Facebook et Amazon.com ayant fini à des records. À Paris, le CAC 40 baisse de 0,94% à 4.454,61 points vers 11h05 GMT. À Francfort, le Dax cède 1,36% et à Londres, le FTSE abandonne 0,79%.

Les Bourses européennes reculent jeudi à mi-séance. À Paris, le CAC 40 baisse de 0,94% vers 11h05 GMT. À Francfort, le Dax cède 1,36% et à Londres, le FTSE abandonne 0,79%. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,74%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 1,16% et le Stoxx 600 de 0,69%.

Les premiers résultats des enquêtes mensuelles d’IHS Markit auprès des directeurs d’achats du secteur privé montrent que l’effet dévastateur de la pandémie sur l’économie de la zone euro s’est un peu atténué en mai, après le plus bas historique atteint le mois précédent, grâce au début de réouverture de l’économie. Les indices restent cependant en contraction pour le troisième mois d’affilée.

Toujours sur le plan macroéconomique, le marché prendra connaissance comme chaque jeudi du chiffre hebdomadaire des inscriptions au chômage aux Etats-Unis (12h30 GMT), attendu à 2,4 millions de demandes d’après le consensus Reuters.

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé mercredi que 106.000 nouveaux cas de contamination au coronavirus avaient été dénombrés dans le monde au cours des 24 dernières heures, un chiffre qui n’avait encore jamais été atteint. Plus de cinq millions de personnes ont désormais été contaminées dans le monde.

La crispation des relations sino-américaines est aussi de nature à émousser l’appétit des investisseurs pour les actifs risqués.

Donald Trump et son secrétaire d’État Mike Pompeo ont une nouvelle fois critiqué mercredi la gestion du coronavirus par la Chine tandis que le Sénat américain adoptait un projet de loi qui pourrait empêcher certaines sociétés chinoises de coter à Wall Street au cas de non-respect de la réglementation américaine.

VALEURS EN EUROPE

L’ensemble des secteurs européens sont dans le rouge: les indices Stoxx du pétrole et du gaz, de l’automobile et des banques perdent entre 1,08% et 1,84%.

Dernier du Stoxx 600, l’opérateur télécoms Altice Europe chute de 15,43% après avoir annoncé mercredi des résultats inférieurs aux attentes au premier trimestre.

A la hausse, Lufthansa prend 5,25% après avoir annoncé jeudi être en discussions avancées avec le fonds de stabilisation économique du gouvernement allemand au sujet d’un plan de sauvetage dont le montant pourrait atteindre neuf milliards d’euros et qui inclurait une prise de participation de l’Etat de 20% dans la compagnie.

Dans le même secteur aérien, durement touché par la crise du coronavirus, Easyjet gagne 5,02% après l’annonce d’une reprise partielle de ses vols le 15 juin.

TAUX

Les rendements des emprunts d’Etat reculent un peu, l’aversion pour le risque favorisant un retour sur le marché obligataire. Le rendement des Treasuries à 10 ans cède un point de base autour de 0,6736%, après avoir atteint en séance un plus bas depuis le début de la semaine, à 0,657%.

En Europe, le 10 ans allemand, taux de référence de la zone euro, recule lui aussi légèrement, à -0,476%.

CHANGES

Après trois séances de baisse qui l’ont amené à un creux de deux semaines, le dollar est stable face à un panier de devises internationales.

L’euro avance modestement, autour de 1,0984 dollar, après avoir flirté mercredi avec la barre de 1,10, au plus haut depuis le 1er mai.

PÉTROLE

Les cours du pétrole continuent de monter, portés par la baisse des stocks de brut aux États-Unis et la réduction de l’offre par l’Opep.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) avance de 2,2% à 34,24 dollars le baril, après un pic depuis début avril au-dessus de 26 dollars. Le Brent de mer du Nord gagne 2% autour de 36,50 dollars après être monté à 36,72 dollars, un plus haut de plus de deux mois.

édité par Patrick Vignal

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