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Économie

Echauffourées à Hong Kong entre élus pro-démocratie et pro-Pékin

Des échauffourées ont éclaté lundi à Hong Kong entre des parlementaires proches de l'exécutif soutenu par Pékin et d'autres élus pro-démocratie à propos de la présidence d'une commission au rôle crucial dans l'étude des projets de loi avant leur présentation devant l'Assemblée. /Photo prise le 18 mai 2020/REUTERS/Tyrone Siu

HONG KONG (Reuters) - Des échauffourées ont éclaté lundi à Hong Kong entre des parlementaires proches de l’exécutif soutenu par Pékin et d’autres élus pro-démocratie à propos de la présidence d’une commission au rôle crucial dans l’étude des projets de loi avant leur présentation devant l’Assemblée.

Ces altercations ont donné lieu à des scènes chaotiques qui ont vu des députés pro-démocratie mener la charge contre le personnel de sécurité qui entourait un élu favorable au pouvoir en place, Chan Kin-Por.

Ce dernier s’était installé dans le fauteuil de président de la commission pour la réunion, malgré les objections de l’opposition. Les gardes ont escorté hors de l’enceinte plusieurs élus, dont certains se sont débattus en criant ou en donnant des coups de pieds.

Les députés pro-démocratie ont dénoncé “une tricherie” et brandi une pancarte sur laquelle on pouvait lire “le PCC (Parti communiste chinois) piétine la législature de Hong Kong”.

Il s’agit de la deuxième altercation entre élus en l’espace de 10 jours au sujet du comité de la chambre, un organe chargé d’examiner les projets de loi avant qu’ils ne passent en deuxième lecture devant le Conseil législatif, le Parlement hongkongais.

Ces tensions ont entraîné le report au 27 mai de l’examen d’un projet de loi réprimant le manque de respect à l’hymne national chinois, un texte dénoncé par les parlementaires pro-démocratie, qui bloquent depuis octobre la nomination du président du comité de la chambre.

Ancienne colonie britannique rétrocédée à la Chine en 1997, Hong Kong est le théâtre d’un mouvement de contestation depuis juin 2019 qui réclame entre autres le respect des principes démocratiques et dénonce une influence excessive de Pékin.

Les autorités chinoises, qui démentent ces accusations, accusent “les puissances étrangères” d’avoir fomenté ces troubles et les parlementaires pro-démocratie de saper l’état de droit à Hong Kong.

Jessie Pang et James Pomfret; version française Jean Terzian et Marine Pennetier, édité par Bertrand Boucey

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