May 11, 2020 / 11:45 AM / 22 days ago

Retour de l'aversion au risque, craintes d'une seconde "vague" du coronavirus

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en repli lundi et les Bourses européennes se sont retournées à la baisse, les craintes d’un résurgence de l’épidémie nourrissant l’aversion au risque en favorisant notamment des prises de profit sur les actions.

Wall Street est attendue en repli lundi et les Bourses européennes se sont retournées à la baisse. À Paris, le CAC 40 perd 1,31% à 4.489,93 vers 11h10 GMT après une ouverture positive. À Francfort, le Dax cède 0,62% et à Londres, le FTSE abandonne 0,32%. /Photo d'archives/REUTERS/Regis Duvignau

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,3% pour le Nasdaq et de 0,6% pour le S&P et le Dow Jones. À Paris, le CAC 40 perd 1,31% à 4.489,93 vers 11h10 GMT après une ouverture positive. À Francfort, le Dax cède 0,62% et à Londres, le FTSE abandonne 0,32%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,72%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,79% et le Stoxx 600 de 0,66%.

Les volumes d’échanges sont très faibles alors que la séance devrait rester calme en l’absence de rendez-vous économique à l’agenda: sur le CAC 40, les volumes représentent à la mi-journée moins de 20% de leur moyenne quotidienne des trois derniers mois.

L’Europe boursière a terminé en hausse en fin de semaine dernière grâce notamment à l’apaisement des relations entre la Chine et les Etats-Unis. Les marchés ont tenté de poursuivre sur cette lancée mais faute de nouveau catalyseur, la tendance s’est modifiée peu après l’ouverture.

Pourtant, plusieurs pays allègent progressivement leurs mesures de confinement comme la France qui a entamé ce lundi la sortie progressive de près de deux mois de quasi-paralysie avec l’espoir de remettre en marche l’économie.

Mais cela s’oppose à beaucoup d’incertitudes. Les infections au nouveau coronavirus reprennent de l’ampleur en Allemagne avec 357 cas supplémentaires en vingt-quatre heures.

De nouveaux cas ont été recensés en Chine dont cinq à Wuhan et la Corée du Sud craint une deuxième vague après que l’augmentation quotidienne des contaminations a atteint un pic de plus d’un mois. Sans compter la situation inquiétante en Russie, au Brésil ou en Inde.

“Si nous avons une deuxième vague et des fermetures de sociétés, c’est presque le pire scénario possible d’un point de vue économique”, a déclaré Guy Miller chez Zurich Insurance Company.

VALEURS EN EUROPE

Le secteur des transports et des loisirs est à la traîne, le Premier ministre britannique ayant déclaré dimanche qu’une quarantaine serait bientôt nécessaire pour les personnes entrant dans le pays par voie aérienne afin d’éviter un second pic de la pandémie de coronavirus.

L’indice Stoxx du secteur perd 1,76%, accusant la plus forte baisse en Europe. EasyJet chute de 7,75% et IAG de 3,44% à Londres.

A Paris, Airbus et Safran perdent respectivement 4,21% et 3,25%.

En hausse, Renault gagne 3,48%, en tête du CAC 40, alors que le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, s’est dit prêt lundi à aider les acteurs de la filière automobile française en échange de relocalisations.

Plus forte hausse du Stoxx 600, l’allemand Wirecard bondit de 7,19% après avoir annoncé un remaniement de son conseil d’administration à la suite des accusations d’irrégularités comptables démenties par le groupe.

TAUX

Les rendements sur le marché obligataire sont en hausse prudente, reflétant les espoirs des investisseurs sur l’amélioration des perspectives économiques.

“L’accent est mis sur le redémarrage des économies et le sentiment en faveur du risque a une chance de se redresser malgré les données économiques terriblement faibles d’avril”, a déclaré Rainer Guntermann, stratège taux chez Commerzbank.

Le rendement du Bund allemand à dix ans prend plus d’un point de base à -0,519% et celui des Treasuries à dix ans revient à 0,6908%.,

A l’inverse, les rendements italiens baissent en réaction aux dernières décisions des agences de notation: Moody’s n’a apporté aucune modification à son évaluation de la note italienne mais DBRS Morningstar a réduit sa perspective de “négative” à “stable”.

“La route vers une notation sous-IG (Investment Grade) pour l’Italie reste inexorable et ce n’est qu’une question de temps avant que les agences ne commencent à passer à une révision à la baisse des notes”, ont déclaré les économistes de Mizuho dans une note.

Le dix ans italien recule de près de sept points de base, à 1,863%.

CHANGES

L’optimisme autour du redémarrage de l’économie soutient le dollar, en hausse de 0,35% face à un panier de devises de référence.

De son côté, le yen (-0,56%) se replie à un creux de dix jours après la publication du compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Banque du Japon ayant montré que certains membres du conseil des gouverneurs avaient appelé à des actions encore plus fortes que celles décidées lors de la réunion du 27 avril pour éviter une répétition de la “Grande Dépression”.

L’euro cède de son côté 0,2%, sous 1,082 dollar.

PÉTROLE

Les cours du pétrole perdent plus de 2% ce lundi alors que les inquiétudes suscitée par un marché excédentaire et par de nouveaux cas d’infections dans certains pays prennent le dessus.

Le baril de Brent recule de 2,68% à 30,14 dollars et celui du brut léger américain de 2,14% à 24,21 dollars.

Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault

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