May 5, 2020 / 11:41 AM / 23 days ago

Les actions profitent de nouveau de la tendance au déconfinement

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse et les Bourses européennes progressent à mi-séance mardi, les espoirs de reprise de l’activité économique avec la levée partielle et progressive des mesures de confinement ayant rendu l’optimisme aux investisseurs en dépit de multiples incertitudes.

Les Bourses européennes progressent à mi-séance mardi. A Paris, le CAC 40 gagne 1,61%. A Londres, le FTSE 100 prend 1,2% et à Francfort, le Dax avance de 1,41%. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse d’environ 1%. Les actions américaines avaient déjà fini dans le vert lundi, la hausse des technologiques et celle du pétrole ayant compensé les craintes liées au regain de tension diplomatique entre les Etats-Unis et la Chine.

Le marché pétrolier continue de tirer les actions mardi, en profitant de la multiplication des annonces de déconfinement en Asie, en Europe et aux Etats-Unis, qui alimentent l’espoir d’une reprise de la demande.

A Paris, le CAC 40 gagne 1,61% à 4.448,66 points vers 11h10 GMT. A Londres, le FTSE 100 prend 1,2% et à Francfort, le Dax avance de 1,41%.

L’EuroStoxx 50 est en hausse de 1,08%, le FTSEurofirst 300 de 1,39% et le Stoxx 600 de 1,54%.

Ce dernier avait perdu près de 5,4% sur les trois séances précédentes.

Les grands indices européens ont réduit leur progression en matinée après la décision de la Cour constitutionnelle allemande jugeant que l’un des programmes d’achats d’obligations d’Etat de la Banque centrale européenne (BCE) contrevenait partiellement à la constitution de la République fédérale, ce qui pourrait compromettre la participation de la Bundesbank à sa mise en oeuvre.

L’arrêt ne concerne cependant par le programme d’achats d’urgence pandémique (PEPP) de 750 milliards d’euros lancé en mars.

“Dans la pratique, cela ne devrait pas trop contraindre la BCE”, estime Holger Schmiedling, chef économiste de la banque Berenberg. “Mais (la cour de) Karlsruhe a souligné qu’il y avait des limites aux achats d’obligations. Cela pourrait compliquer la tâche de la BCE si elle voulait augmenter le PEPP.”

VALEURS EN EUROPE

Parmi les secteurs dont la progression a été freinée par la décision allemande, celui des banques européennes a vu sa hausse ramenée à 1,13% contre près de 3,5% en début de séance. Il continue néanmoins de profiter des résultats solides publiés par BNP Paribas, qui s’adjuge 1,92%.

La meilleure performance du CAC 40 est pour Total, qui prend 6,2% après le choix du groupe pétrolier de maintenir son dividende en dépit d’une chute du bénéfice net au premier trimestre.

EssilorLuxottica prend pour sa part 1,68% en dépit d’une chute de 10,1% de son chiffre d’affaires au premier trimestre.

A la baisse, Lagardère cède 4,08% après le rejet en assemblée générale de toutes les résolutions soumises par le fonds activiste Amber Capital.

TAUX

Les rendements de référence de la zone euro repartent à la baisse après être brièvement montés en réaction de la décision judiciaire allemand sur les achats d’obligations de la BCE.

Celui du Bund allemand à dix ans revient ainsi à -0,566% après un pic à -0,517% et le français retombe à -0,05% après avoir atteint -0,018%.

Les rendements italiens, eux, restent en forte hausse, de plus de 12 points de base pour le dix ans à 1,898%.

CHANGES

Le dollar poursuit sa hausse malgré le regain d’appétit pour le risque: l’indice qui mesure ses fluctuations face à un panier de référence progresse de 0,39%.

L’euro, lui, est affaibli par la décision de la Cour constitutionnelle allemande et cède 0,61% face au billet vert à 1,0839 alors qu’il avait atteint 1,0925 en début de journée.

La monnaie unique recule également face à la livre sterling et au yen.

PÉTROLE

L’espoir de voir la levée progressive des mesures de confinement en Asie, en Europe et aux Etats-Unis relancer la demande de produits pétroliers permet aux cours de poursuivre leur rebond.

Le Brent, en hausse pour la sixième séance consécutive, gagne7,87 % à 29,34 dollars le baril tandis que le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 10,05% à 22,44 dollars et s’achemine vers sa cinquième séance positive d’affilée.

Dans une nouvelle étude, Morgan Stanley estime que le pic du déséquilibre entre l’offre et la demande est passé et que les tensions liées au manque de capacités de stockage diminuent.

Marc Angrand

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