April 30, 2020 / 11:47 AM / a month ago

Regain de prudence avant la BCE, l'Europe dans le rouge, Wall Street hésite

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en ordre dispersé et les Bourses européennes reculent jeudi à mi-séance dans l’attente des annonces de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,3% pour le S&P-500 et de 0,15% pour le Dow Jones mais en hausse de 0,3% pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 baisse de 0,34% à 4.655,39 vers 11h18 GMT. À Francfort, le Dax laisse 0,37% et à Londres, le FTSE perd 1,02%.

Wall Street est attendue en ordre dispersé et les Bourses européennes reculent jeudi à mi-séance. À Paris, le CAC 40 baisse de 0,34% à 4.655,39 vers 11h18 GMT. À Francfort, le Dax laisse 0,37% et à Londres, le FTSE perd 1,02%. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville/File Photo

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 abandonne 0,39%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro recule de 0,45% et le Stoxx 600 de 0,39%.

Les investisseurs restent prudents avant les annonces de politique monétaire de la BCE dont le communiqué tombera à 11h45 GMT avant une conférence de presse de sa présidente Christine Lagarde, à 12h30 GMT, qui aura pour principale mission de rassurer les marchés.

Une augmentation des achats de titres dans le cadre de son programme d’assouplissement quantitatif (QE) “semble peu probable” selon Stéphane Déo, analyste chez LPBAM. “Les annonces précédentes cumulées conduisent à plus de 1.100 milliards de QE cette année ce qui est largement suffisant pour absorber la totalité des déficits publics attendus”.

“L’inclusion des “fallen angels” dans le QE, c’est-à-dire des sociétés en catégorie investissement qui perdent leur note et tombent en catégorie spéculative (...) semble inévitable, peut-être dans le cadre plus restreint du Programme d’achats d’urgence pandémique (PEPP)”, a-t-il ajouté.

Sans surprise, la Réserve fédérale a laissé inchangé mercredi son principal taux d’intérêt, déjà quasi nul, et réaffirmé qu’elle était prête à employer “l’ensemble de sa gamme d’outils” pour soutenir l’économie.

Sur le plan macroéconomique, l’activité économique dans la zone euro a subi au premier trimestre la plus forte contraction de son histoire à -3,8% en raison de l’épidémie de coronavirus et des mesures de confinement pour la freiner dans la plupart des pays de la région.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

En attendant les annonces de la BCE et les indicateurs du jour, la journée à Wall Street et en Europe est animée par l’actualité des entreprises.

Facebook gagne plus de 9% en avant-Bourse après la publication d’un chiffre d’affaires supérieurs aux attentes de Wall Street au premier trimestre.

Toujours dans le secteur technologique, l’action Qualcomm et Microsoft devraient être aussi bien entourées après des résultats meilleurs que prévu.

Le constructeur automobile Tesla grimpe de 8,4% en avant-Bourse à la faveur d’un bénéfice trimestriel inattendu grâce à une production de véhicules quasi ininterrompue malgré la pandémie.

Apple et Amazon publieront leurs résultats après la clôture des marchés américains.

VALEURS EN EUROPE

A Paris, Société Générale plonge de 6,96%, la plus forte baisse du CAC, après avoir fait état d’une perte nette au premier trimestre.

Airbus gagne 3,22% après les déclarations du président du groupe, Guillaume Faury, selon lequel l’avionneur européen discute régulièrement avec l’Etat du soutien de mesures de soutien au secteur mais n’a pas de problèmes de liquidités face à la crise.

Le groupe immobilier Unibail-Rodamco-Westfield prend 1,58% après la hausse de son chiffre d’affaires trimestriel.

La plus forte baisse du Stoxx 600 est pour Royal Dutch Shell, qui perd 7,11% à Londres après avoir réduit son dividende pour la première fois depuis 80 ans, l’effondrement de la demande mondiale de pétrole ayant fortement pesé sur son bénéfice.

TAUX

Signe du retour de la prudence sur les marchés, les rendements obligataires repartent à la baisse. Celui des emprunts d’Etat américains à 10 ans cède près deux point de base à 0,6062%. Les rendements des obligations allemandes ont accentué leur repli après la contraction record du PIB de la zone euro. Le taux à dix ans a atteint un creux d’un mois à -0,53%.

Son équivalent français évolue également à un plus bas d’un mois, à -0,075%. L’économie française s’est contractée de 5,8% sous l’effet de la quasi-paralysie de l’activité, une baisse sans précédent depuis le début de cette série en 1949.

CHANGES

Les variations de l’euro sont limitées avant les annonces de la banque centrale européenne. Il évolue autour de 1,0875 dollar. L’indice dollar est lui en baisse de 0,1% face à un panier de devises internationales.

PÉTROLE

Les cours pétroliers continuent de monter, portés par une augmentation moins forte qu’attendu des stocks américains de brut et par une légère reprise de la demande.

Le groupe chinois Sinopec, premier importateur mondial, a annoncé jeudi que ses ventes quotidiennes de produits pétroliers raffinés atteignaient à plus de 90% les niveaux observés avant les perturbations causées par l’épidémie de coronavirus.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) grimpe de près de 16% à 17,52 dollars le baril et le Brent de mer du Nord gagne 11,45% à 25,12 dollars.

Par ailleurs, la Norvège, premier producteur pétrolier d’Europe occidentale, va réduire pour la première fois depuis 18 ans sa production de brut afin de se joindre aux efforts visant à relever les cours.

édité par Patrick Vignal

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