April 29, 2020 / 11:31 AM / a month ago

Renault économiserait jusqu'à 200 millions d'euros avec moins de sous-traitants

PARIS (Reuters) - Renault réfléchit à réduire drastiquement le nombre de sous-traitants avec lesquels il conçoit ses véhicules, une mesure qui pourrait lui permettre d’économiser entre 100 et 200 millions d’euros par an, ont dit à Reuters deux sources proches du constructeur.

Renault réfléchit à réduire drastiquement le nombre de sous-traitants avec lesquels il conçoit ses véhicules, une mesure qui pourrait lui permettre d'économiser entre 100 et 200 millions d'euros par an, ont dit à Reuters deux sources proches du constructeur. /Photo prise le 19 fevrier 2020/REUTERS/Stéphane Mahé

Le groupe au losange doit détailler durant la deuxième moitié de mai un plan d’économies de deux milliards d’euros sur trois ans pour redresser sa situation financière. Avant même l’irruption de la crise du coronavirus, il a accusé en 2019 sa première perte nette en dix ans à cause des grandes difficultés de son partenaire Nissan et d’une dégradation de ses propres ventes et de sa marge.

L’ingénierie, dirigée depuis janvier par Gilles Le Borgne, jouera un rôle central dans ces économies.

Selon les sources, celui qui occupait encore au printemps dernier le même poste chez PSA préconise de ramener d’une quinzaine actuellement à quatre ou cinq le nombre de prestataires généralistes pour l’ingénierie des produits.

“Il n’y aurait plus que quelques gros sous-traitants qui se partageraient 80% du gâteau, mais qui devraient nous faire des offres globales plus performantes”, a dit une des sources.

Une porte-parole de Renault a refusé de faire un commentaire avant les annonces de mai.

L’industrie automobile externalise souvent des tâches de développement auprès de sociétés d’ingénierie comme Altran, Segula, Expleo, Alten ou Akka.

Pour réduire ses coûts, Renault a également engagé son retrait de sa JV chinoise de Wuhan quatre ans seulement après son arrivée en Chine, ainsi que plusieurs cessions immobilières.

Clotilde Delbos, directrice générale par intérim, a prévenu en début d’année qu’il n’y aurait aucun tabou sur les économies, faisant aussi craindre des réductions d’effectifs et des fermetures de sites.

Mais ce levier est plus délicat à manier, surtout avec la perspective des cinq milliards d’euros de prêts garantis de l’Etat français que le groupe négocie en ce moment au cas où la crise du coronavirus s’éternise.

Gilles Guillaume, édité par Henri-Pierre André

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