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Économie

Baisse en vue à Wall Street, chute du pétrole et craintes sur les résultats

PARIS (Reuters) - Wall Street devrait ouvrir en repli lundi tandis que les Bourses européennes évoluent dans le rouge à mi-séance, la baisse des cours du brut et l’impact redouté de la pandémie sur les résultats d’entreprises, dont la saison est lancée, limitant l’appétit des investisseurs pour le risque. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 1% pour le Nasdaq et 1,7% pour le Dow Jones et le S&P-500. À Paris, le CAC 40 recule de 1,25% à 4.442,75 vers 11h20 GMT. À Francfort, le Dax cède 1,16% et à Londres, le FTSE perd 0,54%.

Les Bourses européennes évoluent dans le rouge à mi-séance. À Paris, le CAC 40 recule de 1,25% vers 11h20 GMT. À Francfort, le Dax cède 1,16% et à Londres, le FTSE perd 0,54%. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 recule de 0,37%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 1,27% et le Stoxx 600 de 0,73%.

En hausse à l’ouverture, les actions européennes sont passées dans le rouge, le ralentissement du nombre de décès dus au coronavirus dans de nombreux pays et la perspective d’une levée progressive du confinement ne suffisant plus à soutenir le marché face aux craintes concernant l’impact de l’épidémie sur la macroéconomie et la microéconomie.

Alors que sur le situation sanitaire s’améliore en Espagne, son économie pourrait se contracter de 6,8% à 12,4% cette année selon plusieurs scénarios présentés par la Banque d’Espagne.

L’économie allemande traverse une grave récession et la reprise ne devrait pas être rapide car de nombreuses restrictions liées aux coronavirus pourraient rester en place pendant une période prolongée, a déclaré lundi la banque centrale nationale dans son rapport mensuel.

Les résultats de sociétés seront sans doute, avec les premiers résultats des enquêtes PMI pour le mois d’avril, l’un des points forts de la semaine, avec l’accélération du nombre de publications aux Etats-Unis et les grandes entreprises européennes qui entrent en scène.

Les analystes s’attendent à une chute de 22% des bénéfices du Stoxx 600 au premier trimestre, la plus importante baisse depuis la crise financière de 2008, selon les données IBES de Refinitiv.

PÉTROLE

Autre facteur défavorable aux marchés d’actions ce lundi: la rechute des cours du pétrole, déprimés par les inquiétudes sur la saturation des capacité de stockage aux Etats-Unis et la baisse de demande.

Le contrat de mai sur le brut américain (West Texas Intermediate, WTI)(-28,24%) dégringole à un plus bas de plus de 20 ans à 13 dollars le baril. Le Brent perd 3,81% à 27,01 dollars le baril.

Cette chute sur le WTI s’explique aussi par l’expiration mardi du contrat de mai. Celui de juin ne cède “que” 8,99% à 22,78 dollars.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Parmi les groupes américains ayant publié avant l’ouverture de Wall Street, Halliburton a fait état d’un charge de dépréciation de 1,1 milliard de dollars au premier trimestre et a abaissé ses prévisions annuelles de dépenses face à la baisse sans précédent des cours du pétrole. Son action perd 5% en avant-Bourse.

Exxon Mobil et Chevron abandonnent respectivement 3,6% et 4,3%.

VALEURS EN EUROPE

La baisse des cours du brut affecte logiquement le compartiment européen du pétrole et du gaz, dont l’indice Stoxx abandonne 2,52%.

Parmi les grandes compagnies pétrolières, Total, fragilisé par ailleurs par une dégradation de Morgan Stanley, cède 3,56%, BP 3,08% et Royal Dutch Shell 1,77%. Du côté des parapétrolières, TechnipFMC perd 5,51% et CGG 3,49%.

En tête du CAC 40, Vivendi prend 3,64% après avoir vu son chiffre d’affaires progresser au premier trimestre, tiré par sa division Universal Music Group (UMG).

Fnac Darty avance de 5,81%, après avoir bondi de 12% à l’ouverture, grâce à l’annonce d’un prêt garanti par l’Etat français de 500 millions d’euros pour tenter de limiter l’impact économique de l’épidémie.

Parmi les plus fortes progressions du Stoxx, on retrouve Phillips (+4,37%) après la publication de ses résultats trimestriels, accompagnés de prévisions jugées rassurantes pour l’exercice 2020.

TAUX

Les rendements obligataires de référence européens sont pratiquement inchangés, à -0,466% pour le Bund allemand à dix ans, tandis que le dix ans américain recule de trois points de base environ à 0,6384%.

Les rendements italiens sont quant à eux repartis à la hausse, un mouvement lié aux incertitudes sur la politique européenne de gestion de la crise à l’approche du Conseil européen de jeudi. Le papier à dix ans grimpe de 17 points à 1,96%, proche d’un pic d’un mois.

CHANGES

Le dollar profite lui aussi du climat général incitant à la prudence: l’indice mesurant ses fluctuations face à un panier de référence progresse de 0,15% et l’euro recule autour de 1,0850.

La baisse du pétrole pénalise par ailleurs les monnaies de plusieurs grands producteurs de brut, comme le dollar canadien ou la couronne norvégienne.

Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault

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