April 8, 2020 / 12:44 PM / 2 months ago

La pandémie, entre "cygne noir" et "rhinocéros gris", selon Aviva Investors

PARIS (Reuters) - Au premier abord, la pandémie de coronavirus offre toutes les caractéristiques d’un “cygne noir” mais, à y regarder de plus près, il pourrait tout aussi bien s’agir d’un “rhinocéros gris”, dit-on chez Aviva Investors.

Au premier abord, la pandémie de coronavirus offre toutes les caractéristiques d'un "cygne noir" mais, à y regarder de plus près, il pourrait tout aussi bien s'agir d'un "rhinocéros gris", dit-on chez Aviva Investors. /Photo d'archives/REUTERS/Simon Dawson

Le “cygne noir”, concept développé par l’universitaire et ancien trader Massim Nicholas Taleb dans un livre du même nom publié en 2007, désigne un choc externe majeur et imprévu, ce qui semble convenir au Covid-19, lit-on dans une note publiée mercredi par la filiale de gestion d’actifs de l’assureur britannique.

Le “rhinocéros gris”, phénomène exposé par l’auteure américaine Michele Wucker dans un ouvrage paru en 2016, désigne pour sa part “des menaces très probables, à fort impact mais négligées”, rappelle la note.

Dans un entretien accordé le mois dernier au Washington Post, cette même Michele Wucker affirmait d’ailleurs que la pandémie de coronavirus n’était pas imprévisible.

Lors d’un discours prononcé en 2018 à la Massachusetts Medical Society en 2018, Bill Gates avait évoqué de son côté la “forte probabilité” d’une “forte pandémie moderne et meurtrière”, lit-on encore dans la note.

“Peu de gens, du moins hormis les experts en épidémiologie, auraient pu imaginer un monde où la distanciation sociale et la privation de toute liberté de mouvement deviendraient réalité en si peu de temps”, tempère cependant Mark Robertson, responsable des fonds multi-stratégies chez Aviva Investors.

“En outre, la décision des producteurs de pétrole saoudiens d’entrer dans une guerre des prix était la dernière chose dont le marché, déjà fragile, avait besoin”, ajoute-t-il.

“Si l’épidémie était restée confinée en Chine, les dégâts que subissent actuellement le commerce, le tourisme et les marchés à l’échelle mondiale auraient été bien moindres.”

Qu’il s’agisse d’un cygne noir, d’un rhinocéros gris ou d’un autre animal, la crise actuelle plaide en tout cas pour la diversification des portefeuilles, tranche Euan Munro, directeur général d’Aviva Investors.

“La façon dont les investisseurs sortent d’une crise n’est pas une question de chance, mais de bon sens”, déclare-t-il. “Mais que la source de la volatilité soit anticipée ou non, les portefeuilles bien diversifiés permettent d’y faire face.”

Patrick Vignal, édité par Marc Angrand

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