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Économie

L'Europe finit en hausse, portée par Wall Street après un chômage record

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse jeudi et Wall Street progressait nettement à mi-séance, le record absolu des inscriptions au chômage aux Etats-Unis ayant renforcé les anticipations de mesures supplémentaires de relance face au choc économique de la pandémie de coronavirus.

Les Bourses européennes ont terminé en hausse jeudi. À Paris, le CAC 40 affiche une progression de 2,51% à 4.543,58 points, sa meilleure clôture depuis deux semaines. Le Footsie britannique a gagné 2,24% et le Dax allemand a pris 1,28%. /Photo prise le 26 mars 2020/REUTERS

À Paris, le CAC 40 affiche une progression de 2,51% à 4.543,58 points, sa meilleure clôture depuis deux semaines. Le Footsie britannique a gagné 2,24% et le Dax allemand a pris 1,28%.

L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 1,7%, le FTSEurofirst 300 de 2,37% et le Stoxx 600 de 2,55%.

L’impact de la pandémie de coronavirus sur l’économie réelle se reflète de manière spectaculaire sur les chiffres des inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis, qui ont franchi le cap des trois millions la semaine dernière, un record absolu, contre 282.000 la semaine précédente.

Si cette tendance se poursuit dans les prochaines semaines, “il y aura une demande pour davantage de soutien budgétaire”, a déclaré Quincy Krosby, responsable de stratégie chez Prudential Financial. La réaction du marché peut “indiquer que les participants attendent un plan de relance supérieur à celui de 2.000 milliards de dollars” adopté par le Sénat américain mercredi soir.

Le texte, fruit d’un compromis obtenu au terme de cinq jours de négociations tendues entre républicains et démocrates, doit désormais être approuvé par la Chambre des représentants.

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a indiqué que sitôt le texte promulgué, les Américains commenceraient à recevoir des chèques dont le montant pourra aller jusqu’à 3.000 dollars par foyer.

Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale (Fed), a déclaré pour sa part que le Fed disposait toujours d’une marge de manoeuvre pour agir.

Face à l’urgence de la crise du coronavirus, les pays membres du G20 vont injecter 5.000 milliards de dollars (4.550 milliards d’euros) au total pour tenter d’endiguer l’épidémie qui fait planer le spectre d’une récession et la Banque d’Angleterre s’est dit prête à augmenter ses rachats d’actifs si nécessaire.

Le Parlement européen devait de son côté valider ce jeudi une série de mesures dont 37 milliards d’euros de fonds européens pour aider les Etats membres à lutter contre les répercussions économiques de la crise sanitaire.

LES INDICATEURS DU JOUR

Outre les inscriptions au chômage, d’autres indicateurs ont mis en lumière les effets de coronavirus sur l’économie: le climat des affaires en France a connu une dégradation sans précédent en mars, le moral des ménages allemands s’est fortement dégradé à l’approche du mois d’avril pour atteindre son plus bas niveau depuis 2009, et au Royaume-Uni, les ventes au détail ont stagné en février, avant même la mise en place de mesures de confinement.

VALEURS

Tous les secteurs européens ont fini la journée dans le vert à commencer par celui du transport aérien et des loisirs, qui a pris 7,47%.

A Paris, Airbus (+20,46%) a terminé en tête du CAC loin devant Safran (+12,12%) et Capgemini (+9,18%).

Euronext a perdu 7,69% après quatre séances d’affilée dans le vert dont deux journées de forte hausse. Le régulateur du marché espagnol CNMV a déclaré jeudi qu’il avait autorisé une offre de l’opérateur suisse SIX Group pour acheter l’opérateur de la Bourse de Madrid BME, pour lequel Euronext avait aussi exprimé son intérêt.

A WALL STREET

Au moment de la clôture européenne, les trois indices majeurs de Wall Street gagnaient autour de 4%. Le Dow Jones, en hausse de 4,61%, prenait quasiment 1.000 points.

CHANGES

Le dollar a accentué ses pertes après la publication des inscriptions au chômage et recule de 1,65% face à un panier de devises internationales.

L’euro revient ainsi à plus de 1,10 dollar, au plus haut depuis une semaine, et la livre prend plus de 2% à 1,21 dollar; elle est en passe d’enregistrer sa plus forte hausse hebdomadaire depuis trois ans.

TAUX

Le rendement du Bund allemand à dix ans a fini en baisse d’environ huit points de base, à -0,37%, et son équivalent américain cède près de six points de base à 0,80%.

La baisse est plus marquée pour les rendements des pays du sud de l’Europe après que la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé qu’elle suspendait ses propres règles limitant à 33% les rachats de dette d’un pays dans le cadre de son programme de 750 milliards d’euros.

“Cela permet à la BCE de concentrer sa puissance de feu sur les économies les plus gravement touchées par la crise, comme les marchés italiens, et plus important encore d’exercer une sorte de contrôle si les écarts de rendement s’élargissent fortement”, a déclaré Daniel Lenz chez DZ Bank.

Le dix ans italien a perdu plus de 30 points de base à 1,235%, un plus bas de clôture depuis deux semaines et le rendement grec de même échéance est tombé à 1,625%, lâchant plus de 70 points de base..

PÉTROLE

Toujours pénalisés par les fortes craintes sur la demande mondiale, les cours du brut reculent nettement: le Brent cède 2,37% sous les 27 dollars le baril et le brut léger américain perd 5,1% à 23,24 dollars.

Laetitia Volga, édité par Marc Angrand

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