March 19, 2020 / 1:15 PM / 14 days ago

L'Europe repart dans le rouge, les banques centrales peinent à convaincre

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes reculent légèrement à la mi-séance, le rebond provoqué à l’ouverture par les annonces de soutien de la Banque centrale européenne et de la Réserve fédérale n’ayant pas tenu face aux inquiétudes liées au coronavirus.

Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes reculent légèrement à la mi-séance. À Paris, le CAC 40 recule de 0,63%. À Francfort, le Dax perd 0,96% et à Londres, le FTSE abandonne 1,81%. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 2% à 2,8%.

À Paris, le CAC 40 recule de 0,63% à 3.731,37 vers 12h35 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,96% et à Londres, le FTSE abandonne 1,81%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 cède 0,44%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro recule de 0,63% et le Stoxx 600 se replie de 0,71%.

La séance avait pourtant bien débuté après les annonces de soutien exceptionnel des deux plus importantes banques centrales au monde pour tenter de contenir les dégâts de la pandémie de coronavirus sur l’économie.

La BCE a décidé de muscler son plan d’achat d’obligations en lançant un nouveau programme de 750 milliards d’euros à l’issue d’une réunion imprévue mercredi soir, portant à 1.100 milliards ses achats d’actifs prévus sur les marchés cette année.

De son côté, la Réserve fédérale américaine a annoncé un troisième programme d’urgence en deux jours pour faire face aux retombées économiques de l’épidémie de coronavirus, destiné cette fois à préserver les fonds de placement sur le marché monétaire d’éventuels mouvements de retraits massifs de la part d’investisseurs désireux de récupérer des liquidités.

La Banque d’Australie et la Banque nationale suisse ont également annoncé de nouvelles mesures pour faire face à la crise. Mais une fois de plus, ces annonces de soutien massif ne parviennent pas à rassurer les marchés sur la durée.

“Les investisseurs restent sceptiques quant à l’efficacité de ces mesures de relance car le bilan économique éventuel de l’épidémie reste une grande inconnue”, a déclaré Han Tan, analyste chez FXTM.

“Compte tenu de l’augmentation des restrictions de voyage et d’autres mesures de quarantaine, l’activité économique mondiale a clairement été perturbée... ce qui mène à un risque croissant de récession mondiale et alimente le bain de sang sur les marchés”, a-t-il ajouté.

VALEURS EN EUROPE

Le secteur des transports et des loisirs n’en finit plus de plonger. Il accuse à nouveau la plus forte baisse sectorielle avec un repli de 4,19% en dépit des hausses de Lufthansa (+4,48%) ou encore d’Air France-KLM (+4,26%).

A Paris, Publicis et CNP Assurances qui ont tout deux annoncé le maintien de leur dividende pour 2020, assurant ainsi de leur solidité bilancielle, gagnent respectivement 5,85% et 2,49%.

Burberry recule de 3,67% à Londres après avoir prévenu que ses ventes dans les dernières semaines du mois de mars plongerait de 80% en raison de la propagation du coronavirus.

TAUX

Les taux des obligations d’État de la zone euro reculent au lendemain des annonces de la BCE, qui a notamment laissé entendre qu’elle ne tolérerait pas un écartement accru entre les rendements.

Le mouvement est particulièrement marqué sur le taux italien à dix ans qui chute de plus de 50 points de base, à 1,887%.

De son côté, le rendement du Bund allemand à dix ans ne cède plus que deux points de base à -0,209% après être retombé en début de séance à -0,384%.

CHANGES

Le dollar continue de monter contre les principales devises, porté par la fuite des investisseurs vers les actifs les plus liquides. Il prend environ 1% contre un panier de six devises internationales et 1,61% contre le yen.

Avec le renchérissement du dollar, l’euro recule de 1,57% à 1,0742 dollar, évoluant à un plus bas depuis avril 2017.

PÉTROLE

Après leur plongeon la veille, les cours du brut rebondissent fortement jeudi.

Le baril de Brent regagne près de 3% à 25,59 dollars après être tombé la veille à un plus bas niveau depuis fin 2003. Le baril de brut léger américain grimpe de 7,81% à 21,96 dollars.

Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault

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