March 10, 2020 / 9:11 PM / 3 months ago

Wall Street rebondit clairement, la fébrilité demeure

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a amorcé un rebond mardi au lendemain de sa pire débâcle depuis la crise financière en 2008, au terme d’une séance marquée par de forts mouvements illustrant la fébrilité persistante des investisseurs face aux conséquences économiques de l’épidémie de coronavirus.

La Bourse de New York a amorcé un rebond mardi au lendemain de sa pire débâcle depuis la crise financière en 2008. Après une chute de plus de 7% lundi, l'indice Dow Jones a gagné 4,89%. /Photo prise le 28 février 2020/REUTERS/Brendan McDermid

Après leur chute de plus de 7% lundi, l’indice Dow Jones a gagné 1.167,14 points (4,89%) à 25.018,16 et le S&P-500, plus large et principale référence des investisseurs, a pris 135,67 points, soit 4,94%, à 2.882,23.

Le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, a avancé de son côté de 393,58 points (4,95%) à 8.344,25 points.

Le S&P-500 et le Nasdaq ont toutefois terminé la session environ 15% en dessous de leurs records de clôture du 19 février.

Les trois indices ont ouvert en nette hausse avant de réduire leurs gains, voire de passer brièvement dans le rouge, puis de reprendre leur progression et d’accélérer en toute fin de séance.

Les investisseurs espèrent que les autorités prendront des mesures aussi bien monétaires que budgétaires pour atténuer l’impact économique du coronavirus et éviter une récession.

Ils parient notamment sur une nouvelle baisse de taux de la Réserve fédérale ce mois-ci après la première effectuée par surprise la semaine dernière. Donald Trump a accentué la pression sur la Fed mardi en lui reprochant d’agir de manière trop lente.

Le président américain a déclaré qu’il allait lui-même prendre des “initiatives majeures” pour apaiser les inquiétudes des milieux économiques en demandant au Congrès d’approuver un ensemble de mesures budgétaires, notamment des allègements d’impôts sur le revenu.

Le rebond a aussi été favorisé par le redressement des cours du pétrole au lendemain de leur plus forte chute depuis la guerre du Golfe de 1991, liée à la rupture de l’accord entre l’Arabie saoudite et la Russie sur le plafonnement de leur production, et par des achats d’aubaine d’investisseurs à l’affût de bonnes affaires après leurs déboires de la veille.

“La politique budgétaire est clairement le thème du jour”, a dit David Carter, responsable de l’investissement chez Lenox Wealth Advisors.

“Il est évident que certains investisseurs sont partis à la pêche en eau profonde en se disant que les actions sont tombées trop bas et trop vite”, a-t-il ajouté. “(Mais d’autres) essaient encore de percevoir la probabilité d’un véritable soutien budgétaire de la part de Washington.”

L’ensemble des 11 grands indices sectoriels du S&P-500 ont fini en hausse.

Des valeurs particulièrement touchées lundi, comme les banques et les compagnies pétrolières, ont nettement rebondi mardi, à l’image de JPMorgan Chase (+7,77%), plus forte hausse d’un Dow entièrement dans le vert, ou Marathon Oil (+21,2%), meilleure performance du S&P-500.

Les compagnies aériennes ont elles aussi brillé comme American Airlines (+15,3%) et United Airlines (+12,4%).

version française Bertrand Boucey

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