February 20, 2020 / 12:48 PM / 2 months ago

Les incertitudes sur le coronavirus devraient peser à Wall Street

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en léger repli et les Bourses européennes évoluent en baisse jeudi à mi-séance, les inquiétudes persistantes liées au développement du coronavirus éclipsant les mesures de soutien chinoises.

Les Bourses européennes évoluent en baisse jeudi à mi-séance. À Paris, le CAC 40 perd 0,17% à 6.101 vers 12h20 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 0,14% et à Londres, le FTSE cède 0,04%. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,15% en moyenne pour le Dow Jones, le S&P-500 et le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 0,17% à 6.101 vers 12h20 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 0,14% et à Londres, le FTSE cède 0,04%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 lâche 0,4%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro recule de 0,35% et le Stoxx 600 de 0,38%.

La Chine a fait état jeudi d’une forte diminution du nombre quotidien de cas supplémentaires de contamination au coronavirus mais le bilan hors de Chine continentale s’est alourdi avec le décès de deux passagers du navire de croisière Diamond Princess et d’une personne en Corée du Sud, qui a vu le nombre de nouveaux cas augmenté.

Pour contrer l’effet négatif sur son économie de l’épidémie de coronavirus, la Banque centrale chinoise a décidé jeudi d’abaisser son taux préférentiel de prêt, une mesure largement attendue. Du côté des indicateurs, le moral des ménages allemands s’est légèrement dégradé à l’approche du mois de mars, montre l’enquête mensuelle de l’institut GfK, suggérant que les dépenses des consommateurs pourraient ralentir en raison des incertitudes sur la propagation du coronavirus.

Les investisseurs suivront la parution de plusieurs indicateurs dont les inscriptions au chômage aux Etats-Unis, à 13h30 GMT, et la première estimation de l’indice de confiance du consommateur en zone euro, à 15h00 GMT.

VALEURS EN EUROPE

En tête du SBF 120, Schneider Electric (+7,85%) a atteint des niveaux historiques après avoir annoncé des résultats meilleurs que prévu et précisé que les conséquences du coronavirus sur son activité devraient être rapidement surmontées.

Egalement bien entouré après ses résultats et prévisions, Bouygues gagne 3,38%, à un plus haut depuis mai 2018. Le groupe diversifié a dit par ailleurs ne pas anticiper d’impact du coronavirus dans l’immédiat.

Ce n’est pas le cas d’Air France-KLM qui table sur un impact négatif de 150 à 200 millions d’euros sur son résultat d’exploitation d’ici à avril prochain. Le titre perd 4,85%.

Dans le secteur de l’assurance (-1,13%), Axa cède 3,35% après avoir abaissé sa prévision de résultat opérationnel pour Axa XL en 2020 et Swiss Re abandonne 3,68% en raison d’une hausse moins forte que prévu de son résultat net en 2019.

Eramet perd 12,87%, accusant sa plus lourde chute en plus de deux ans, le groupe minier ayant fait état d’une perte nette en 2019 et de prévisions décevantes. Vallourec cède 7,78% après avoir perdu jusqu’à 26% en début de séance après avoir présenté un projet d’augmentation de capital d’environ 800 millions d’euros pour renforcer son bilan.

TAUX

Les investisseurs se replient sur les emprunts d’Etat, les craintes concernant un ralentissement économique de la zone euro et les dommages du coronavirus sur la croissance asiatique maintenant les rendements de référence près d’un creux de deux semaines.

Le rendement des Treasuries à dix ans perd plus de deux points de base, à 1,539% et celui du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, recule à -0,435%.

Les acteurs du marché ont pris connaissance, sans réagir, du compte rendu de la réunion de janvier de la Banque centrale européenne qui montre que les gouverneurs ont adopté le mois dernier un optimisme prudent sur les perspectives de la zone euro, avant que l’épidémie de coronavirus ne vienne mettre en difficultés la croissance mondiale.

CHANGES

L’”indice dollar” avance de 0,13% contre un panier de devises internationales, évoluant à un plus haut depuis mai 2017. Les investisseurs semblent privilégier la monnaie américaine qui retrouve un statut de valeur refuge au détriment du yen japonais (-0,5%), tombé à un creux de 10 mois, sous 112 pour un dollar.

“L’économie japonaise est confrontée à un certain nombre de vents contraires; plusieurs analystes estiment que l’économie du pays est au bord de la récession (...) Les difficultés économiques du pays sont aggravées par la crise du coronavirus, qui a un impact de plus en plus important sur les perspectives de croissance de la région”, commente Ricardo Evangelista, analyste senior chez ActivTrades.

“Le risque de baisse du yen pourrait se poursuivre dans les semaines à venir, surtout si la crise du coronavirus persiste dans la région”, ajoute-t-il.

Le sterling recule à un plus bas de trois mois contre le dollar, la vigueur du billet vert occultant le rebond plus fort que prévu des ventes au détail britanniques en janvier.

PÉTROLE

Les cours pétroliers sont en légère hausse, soutenus par les efforts de la Chine pour booster son économie, la baisse des nouveaux cas de coronavirus dans la région de Hubei - l’épicentre de l’épidémie - et des problèmes d’approvisionnement en brut au Venezuela et en Libye.

Le baril de brut léger américain (WTI) gagne 0,3% à 53,45 dollars et celui du Brent avance de 0,32% à 59,31 dollars, après un pic de trois semaines à 59,71 en séance.

Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault

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