February 11, 2020 / 5:27 PM / 2 months ago

Le regain d'optimisme sur la Chine favorise les records

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en nette hausse mardi et plusieurs grands indices ont inscrit des records, tout comme Wall Street, en profitant de la confiance des investisseurs dans la capacité de la Chine à endiguer l’épidémie de coronavirus qui la touche.

Les Bourses européennes ont terminé en nette hausse mardi. À Paris, le CAC 40 affiche en clôture une progression de 0,65%. A Londres, le FTSE 100 a gagné 0,71% et à Francfort, le Dax a pris 0,99%. /Photo d'archives/REUTERS/Michalis Karagiannis

À Paris, le CAC 40 affiche en clôture une progression de 0,65% (39,09 points) à 6.054,76 points et remonte ainsi à moins de 1% du plus haut de plus de 12 ans inscrit le 17 janvier (6.109,81 en séance).

A Londres, le FTSE 100 a gagné 0,71% et à Francfort, le Dax a pris 0,99%. L’indice EuroStoxx 50 a fini en hausse de 0,86%, le FTSEurofirst 300 de 0,93% et le Stoxx 600 de 0,9%.

Ce dernier et le Dax ont inscrit de nouveaux records, à 429,02 et 13.668,43 respectivement, et l’indice MSCI mondial a lui aussi inscrit un plus haut historique.

“Les traders actions achètent en profitant du reflux des craintes entourant l’épidémie”, explique David Madden, analyste de CMC Markets. “Les marchés de la zone euro avaient sous-performé récemment par rapport aux grands indices américains mais aujourd’hui, ils comblent leur écart.”

Si le bilan de l’épidémie de coronavirus en Chine dépasse désormais les 1.000 morts selon les chiffres officiels publiés par Pékin, le nombre de nouveaux cas confirmés a diminué entre dimanche et lundi, ce qui fait espérer à certains observateurs et à une bonne partie des investisseurs une stabilisation prochaine des cas de contamination, un scénario que des responsables chinois commencent à évoquer publiquement.

L’Organisation mondiale de la santé estime néanmoins que le coronavirus chinois - qu’elle appelle désormais “Covid-19” - constitue une “très grave menace pour le reste du monde”.

L’optimisme sur les marchés a été conforté par les déclarations publiques de Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, à l’occasion de son audition semestrielle à la Chambre des représentants: s’il a reconnu que l’épidémie constituait un risque potentiel, il a souligné la bonne santé de l’économie américaine.

De son côté, Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), n’a pas évoqué le sujet dans sa déclaration au Parlement européen à l’occasion de la présentation du rapport annuel de l’institution.

VALEURS

Le mouvement de hausse des marchés européens a notamment profité aux secteurs les plus exposés à la demande chinoise comme le transport et le tourisme (+1,86%), les matières premières (+1,66%) ou le pétrole et le gaz (+1,32%).

A Paris, la meilleure performance du CAC 40 est pour TechnipFMC, qui a gagné 4,9%; ArcelorMittal a pris 1,32%.

Dans l’actualité des résultats, le tour-opérateur TUI a bondi de 13,06% après avoir bénéficié ces derniers mois du dépôt de bilan de son grand rival Thomas Cook, alors que Michelin cède 3,04% en clôture après avoir dit s’attendre à un tassement de son résultat opérationnel cette année.

Nokia (+5,87%) et Ericsson (+6,48%) ont profité par ailleurs du feu vert de la justice américaine à la fusion entre les opérateurs Sprint et T-Mobile US, jugé de bon augure pour les investissements du secteur.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street était orientée à la hausse, le Dow Jones s’adjugeant 0,13%, le Standard & Poor’s 500 0,48% et le Nasdaq Composite 0,85%. Tous trois ont inscrit de nouveaux records en début de séance.

Vedette du jour à New York, l’opérateur mobile Sprint affichait alors un bond de 71% après le feu vert de la justice fédérale au projet de fusion avec T-Mobile US, qui prenait 10%. Leur rival Verizon cédait au contraire 2,75% et freinait le Dow.

LES INDICATEURS DU JOUR

Les seuls indicateurs économiques importants du jour concernaient le Royaume-Uni et ils montrent que l’économie britannique a stagné au quatrième trimestre en raison des incertitudes liées au Brexit, qui n’ont été dissipées qu’après les élections législatives du 12 décembre, soit en toute fin de période.

CHANGES

Généralement défavorisé par les poussées d’appétit pour les actifs plus risqués, le dollar américain cède du terrain face à un panier de devises de référence après avoir atteint en début de journée un plus haut de quatre mois.

L’euro en profite pour remonter vers 1,0920 dollar après être brièvement repassé sous 1,09 pour toucher, à 1,0892, son plus bas niveau depuis le 1er octobre.

La livre sterling, elle, s’apprécie face au billet vert comme face à la monnaie unique européenne après les chiffres du PIB, certains cambistes ayant anticipé une contraction sur octobre-décembre.

TAUX

Face à la hausse des actions, les emprunts d’Etat reculent, ce qui se traduit par une remontée des rendements: celui du Bund allemand à dix ans, qui avait nettement baissé lundi en raison du regain d’incertitude politique en Allemagne, a repris plus de deux points de base à -0,392%.

Sur le marché obligataire américain, la hausse est plus marquée, le dix ans reprenant quatre points à 1,5834%.

PÉTROLE

Le pétrole profite à plein du regain général d’optimisme et s’éloigne des plus bas de 13 mois touchés lundi: le Brent gagne 1,39% à 54,01 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,85% à 49,99 dollars.

Marc Angrand, édité par Jean-Michel Bélot

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