February 6, 2020 / 6:50 AM / 13 days ago

Qualcomm visé par une enquête de l'UE pour ses puces radiofréquences

Qualcomm a dévoilé mercredi faire l'objet d'une enquête ouverte par l'Union européenne sur d'éventuelles pratiques anticoncurrentielles sur le marché des puces radiofréquences vendues aux fabricants de téléphones portables. /Photo d'archives/REUTERS/Mike Blake

(Reuters) - Qualcomm a dévoilé mercredi faire l’objet d’une enquête ouverte par l’Union européenne sur d’éventuelles pratiques anticoncurrentielles sur le marché des puces radiofréquences vendues aux fabricants de téléphones portables.

En marge de l’annonce de premiers bénéfices importants liés à cette activité, Qualcomm a indiqué dans des dépôts réglementaires que l’UE cherchait à déterminer si la firme basée à San Diego avait abusé de sa position sur le marché de la 5G au profit de sa position sur le marché des puces radiofréquences.

Cette annonce intervient alors que la Commission européenne a déjà infligé par deux fois ces deux dernières années des amendes à Qualcomm, pour abus de position dominante sur le marché des modems et pour avoir versé à Apple des milliards de dollars pour qu’il ne se fournisse pas auprès de concurrents comme Intel.

Qualcomm fournit des processeurs intégrant un modem qui permettent de connecter les téléphones portables aux réseaux de télécommunications mobiles (4G, LTE,...), mais l’entreprise développe aussi des puces à tête radiofréquences qui sont devenues plus complexes pour les téléphones utilisant la 5G.

Elle a tenté de convaincre les fabricants de téléphones d’acheter ses deux types de puces ensemble, plutôt que de se fournir auprès de compagnies distinctes et d’assembler les différents éléments.

L’entreprise californienne a remporté des contrats auprès de Samsung Electronics, Google et LG Electronics, notamment.

Les autres principaux fournisseurs de puces radiofréquences sont Broadcom, Skyworks Solution et Qorvo.

Dans les documents déposés mercredi, Qualcomm a dit préparer sa réponse à l’enquête ouverte par l’exécutif européen après que celui-ci a transmis le 3 décembre dernier une demande d’information à la société.

Une amende pouvant atteindre 10% de ses revenus annuels pourrait lui être infligée si la Commission européenne venait à déterminer qu’une violation a été commise, a-t-elle ajouté.

Stephen Nellis à San Francisco et Munsif Vengattil à Bangalore; version française Jean Terzian

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