January 20, 2020 / 11:58 AM / 5 months ago

MSC scelle une mégacommande de deux milliards d'euros avec les chantiers de l'Atlantique

PARIS (Reuters) - L’armateur italo-suisse MSC et les chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire ont scellé lundi à Paris une mégacommande de deux milliards d’euros pour deux nouveaux paquebots propulsés au gaz naturel liquéfié (GNL) qui devrait favoriser la création de centaines d’emplois ces trois prochaines années en France.

L'armateur italo-suisse MSC et les chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire ont scellé lundi à Paris une mégacommande de deux milliards d'euros pour deux nouveaux paquebots propulsés au gaz naturel liquéfié (GNL) qui devrait favoriser la création de centaines d'emplois ces trois prochaines années en France. /Photo prise le 15 novembre 2019/REUTERS/Jean-Paul Pelissier

Cette “commande du siècle”, qui s’accompagne de deux protocoles d’accord portant sur au minimum quatre milliards d’euros d’investissements supplémentaires, a été officialisée à l’occasion du sommet “Choose France” organisé pour la troisième fois au château de Versailles.

Elle constitue la plus grosse partie des investissements - huit milliards au total - qui seront annoncés lors ou en marge de ce sommet dédié à l’attractivité française où 200 patrons d’entreprises françaises et étrangères sont attendus, avant de se rendre, pour la plupart d’entre eux, au forum de Davos en Suisse.

“On ne signe pas tous les jours des contrats de cette importance pour l’économie française, l’industrie française et pour l’avenir de nos territoires”, s’est félicité le Premier ministre Edouard Philippe à l’issue de la cérémonie de signature entre MSC et les Chantiers de l’Atlantique, à Matignon.

“Pour les hommes et les femmes qui travaillent aux chantiers et avec les chantiers (...), c’est une excellente nouvelle”, a-t-il ajouté, aux côtés entre autres du PDG de la filière croisière de MSC Pierfrancesco Vago et du PDG des chantiers de l’Atlantique Laurent Castaing.

Selon l’Elysée, le contrat portant sur la construction de deux nouveaux paquebots MSC World Class de 6.700 passagers, livrables en 2025 et 2027, “va générer 14 millions d’heures de travail, correspondant à 2.400 emplois pendant trois ans et demi.”

CARNET DE COMMANDES REMPLI

A cela s’ajoute, dans le cadre du premier protocole d’accord, le développement d’une nouvelle classe de paquebots propulsés au GNL, avec la construction de quatre bâtiments, représentant potentiellement 30 millions d’heures de travail supplémentaires pour un investissement estimé à “quatre milliards d’euros”.

Selon une source proche du dossier, le deuxième protocole d’accord, qui porte sur la construction d’un nouveau prototype de bateaux propulsés pour partie à la voile, se chiffrerait lui à quatre milliards d’euros - un montant que s’est refusé à commenter l’armateur, estimant qu’il était encore trop tôt pour rentrer dans les détails.

Avec ces perspectives, “le carnet de commandes” des Chantiers de l’Atlantique est rempli jusqu’en 2027, s’est réjoui le PDG de l’entreprise de Loire-Atlantique.

“Il va falloir certainement recruter. Sur dix ans, il va y avoir des gens qui vont partir à la retraite et il va falloir les remplacer. On est sur des programmes de plusieurs centaines d’embauches par an pendant dix ans”.

En cours de construction sur le site de Saint-Nazaire, le premier des deux navires initiaux de la classe World doit entrer en service en 2022 et deviendra le premier navire de croisière propulsé au GNL - qui ne produit quasiment aucune particule fine et réduit les émissions de CO2 de 25% - jamais construit en France.

“Même si l’ambition est de faire des navires qui puissent dans certaines conditions fonctionner sans aucune énergie venant de l’extérieur, il faut être réaliste : les paquebots ont à respecter des horaires et il n’y a pas toujours le vent qui convienne”, a reconnu devant la presse Laurent Castaing. “Aujourd’hui notre ambition est de faire un navire qui fonctionnera à peu près la moitié du temps en utilisant l’énergie éolienne et l’autre moitié en utilisant des moteurs, mais là aussi en utilisant des technologies pour que ce soit des moteurs peu ou pas émissifs en termes de gaz à effet de serre”.

Edité par Sophie Louet

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below