January 16, 2020 / 1:26 PM / a month ago

Les investisseurs peinent à mesurer l'impact de l'accord USA-Chine

PARIS (Reuters) - Wall Street se dirige vers de nouveaux records dès l’ouverture jeudi mais les principales Bourses européennes reculent à mi-séance, les investisseurs semblant avoir du mal à évaluer avec précision les retombées de l’accord commercial signé la veille par les Etats-Unis et la Chine.

Les principales Bourses européennes reculent à mi-séance. À Paris, le CAC 40 perd 0,11% à 12h00 GMT alors qu'il prenait plus de 0,4% en début de séance. A Londres, le FTSE 100 cède 0,43% et à Francfort, le Dax recule de 0,17%. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais préfigurent une progression de 0,3% environ pour le Dow Jones et le Standard & Poor’s 500, qui pourraient donc inscrire de nouveaux plus hauts historiques, et hausse de près de 0,4% pour le Nasdaq.

À Paris, le CAC 40 perd 0,11% à 6.025,88 points à 12h00 GMT alors qu’il prenait plus de 0,4% en début de séance. A Londres, le FTSE 100 cède 0,43% et à Francfort, le Dax recule de 0,17%.

L’indice EuroStoxx 50 est en baisse de 0,14%, le FTSEurofirst 300 de 0,07% et le Stoxx 600 de 0,05%.

L’indice mondial MSCI est quant à lui proche de l’équilibre, tout près du record inscrit mercredi.

Si la signature de l’accord commercial de “phase 1” entre Washington et Pékin a rassuré les marchés, elle ne répond pas à toutes les interrogations sur ses retombées concrètes et sur l’issue des discussions entre les deux premières économies mondiales, qui risquent de se prolonger jusqu’à la fin de l’année.

“Nous pensons que l’accord contribue à créer un climat favorable aux actifs à risque, notamment les actions des marchés émergents. Mais les investisseurs doivent aussi comprendre les limites de l’accord. Nous considérons donc l’accord comme un facteur d’apaisement partiel plutôt que comme la fin des tensions commerciales”, résume dans une note Mark Haefele, directeur des investissements d’UBS Global Wealth Management.

La perspective de l’ouverture la semaine prochaine du procès en destitution de Donald Trump à Washington constitue un élément supplémentaire incitant à la prudence.

La séance à Wall Street sera animée par ailleurs par une série d’indicateurs économiques, dont les chiffres des ventes au détail de décembre. En Europe, les investisseurs étudieront le compte rendu de la dernière réunion de la Banque centrale européenne (BCE), attendu à 12h30 GMT et qui pourrait fournir des indications sur les débats du premier Conseil des gouverneurs présidé par Christine Lagarde.

VALEURS EN EUROPE

La plus forte baisse sectorielle en Europe est pour l’automobile, dont l’indice Stoxx cède 1,54% en raison notamment des craintes de voir Donald Trump taxer les importations de voiture aux Etats-Unis. Le repli n’épargne aucun des grands acteurs du secteur: Volkswagen perd 2%, BMW 1,99%, Renault 1,85%, Valeo 2,65%.

Le recul le plus marqué du Stoxx 600 est pour l’éditeur britannique Pearson, dont le cours chute de 6,53%, au plus bas depuis 2008, après la révision à la baisse de son objectif de bénéfice d’exploitation.

A la hausse, le compartiment des services aux collectivités (“utilities”) (+0,41%) est tiré entre autres par l’allemand RWE, qui prend 1,94% après l’annonce par Berlin d’un plan d’indemnisation d’environ 40 milliards d’euros pour les régions, les entreprises et les salariés touchés par la sortie annoncée du charbon d’ici 2038.

A Paris, Alstom gagne 0,32% bien que le groupe ait réduit ses prévisions de croissance et de rentabilité pour l’exercice en cours. JPMorgan a relevé son objectif de cours, jugeant les perspectives du secteur et du groupe toujours porteuses.

TAUX

Le rendement des bons du Trésor américain à dix ans est pratiquement inchangé à 1,7847% dans l’attente des indicateurs américains du jour.

Dans la zone euro, l’heure est à la pause sur le marché obligataire, les rendements de référence évoluant un peu en dessous des récents pics de deux semaines, à -0,217% pour le Bund allemand à dix ans et 0,041% pour l’OAT française de même échéance.

CHANGES

Les écarts restent faibles sur le marché des devises après les récents plus hauts: le dollar recule de 0,06% face à un panier de référence et l’euro oscille autour de 1,1160, tout près du plus haut de la semaine inscrit mercredi à 1,1163.

Le yen, considéré comme un bon baromètre de l’appréciation du risque par les cambistes, recule face à l’euro et au dollar.

Le yuan chinois, l’une des monnaies les plus sensibles aux tensions commerciales, s’apprécie face au billet vert à 6,8820, non loin du pic de six mois atteint mardi à 6,8662.

PÉTROLE

Le marché pétrolier monte, soulagé par la signature de l’accord USA-Chine, qui doit favoriser les importations chinoises d’hydrocarbures. Sa progression est cependant limitée par les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui voit la production mondiale dépasser la demande et juge le marché à l’abri d’un choc géopolitique.

Le Brent gagne 0,39% à 64,25 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,19% à 57,92 dollars.

Marc Angrand

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