December 18, 2019 / 12:31 PM / in 4 months

Les actions se stabilisent près de leurs records

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue proche de l’équilibre et les actions européennes hésitent à mi-séance mercredi, tiraillés entre les récentes bonnes nouvelles sur le commerce et la conjoncture, et la persistance de plusieurs risques politiques.

Wall Street est attendue proche de l'équilibre et les actions européennes hésitent à mi-séance mercredi. En Europe, le CAC 40 à Paris abandonne 0,06% vers 12h15 GMT tandis qu'à Londres, le FTSE 100 avance de 0,1% et qu'à Francfort, le Dax cède 0,37%. /Photo d'archives/REUTERS/Yuya Shino

Les contrats à terme sur les principaux new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street pratiquement inchangée.

En Europe, le CAC 40 à Paris abandonne 0,06% à 5.964,68 points vers 12h15 GMT tandis qu’à Londres, le FTSE 100 avance de 0,1% et qu’à Francfort, le Dax cède 0,37%, freiné entre autres par les valeurs automobiles.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en hausse de 0,21%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,02% et le Stoxx 600 est inchangé à 414,9 points, à moins de 1% du plus haut historique inscrit lundi (418,53).

Si ce dernier a reculé mardi après quatre séances consécutives de hausse, le S&P 500 reste sur cinq hausses d’affilée qui lui ont permis d’enchaîner les records à la faveur de l’accord commercial entre les Etats-Unis et la Chine et d’indicateurs économiques globalement encourageants (entre autres mardi aux Etats-Unis les mises en chantier et la production manufacturière, supérieures aux attentes).

En Allemagne, l’indice Ifo du climat des affaires a lui aussi dépassé légèrement le consensus, à 96,3.

Si la menace d’un durcissement du conflit entre Washington et Pékin est écartée, les tensions commerciales sont loin d’avoir disparu, d’autant que Robert Lighthizer, le représentant au Commerce américain, n’a pas exclu mardi un relèvement des droits de douane sur les produits européens.

D’autres facteurs potentiels de perturbation pour les marchés restent en outre présents, comme la procédure de mise en accusation de Donald Trump, qui doit être soumise au vote de la Chambre des représentants dans la journée, ou le Brexit après le durcissement de la position de Boris Johnson sur la période de transition.

“La manoeuvre de Johnson visant à annuler la possibilité d’une extension se traduit avant tout par une augmentation de la probabilité d’un Brexit sans accord”, note ainsi Rodrigo Catril, stratège devises de NAB.

VALEURS EN EUROPE

Plusieurs compartiments défensifs figurent parmi les plus fortes progressions sectorielles du jour en Europe: celui de l’alimentation et des besoins gagne 1,07%, celui de la santé et de la pharmacie 0,22%.

A la baisse, l’indice Stoxx européen de l’automobile cède 0,57%, freiné entre autres par Daimler (-1,06%) et Michelin (-1,69%).

PSA gagne en revanche 1,13% après la présentation du projet officiel de fusion avec Fiat Chrysler Automobiles (+0,16%), que les deux groupes espèrent mener à bien en 15 mois.

Parmi les plus fortes hausses du Stoxx 600, le suédois Volvo prend 3,73% après l’annonce de la cession de sa filiale japonaise de camions à Isuzu.

A Londres, Pearson s’adjuge 2,89%, le marché saluant la vente de ses parts dans l’éditeur grand public Penguin à son allié allemand Bertelsmann.

A la baisse, Ipsen chute de 6,32% après la démission de son directeur général.

TAUX

Les rendements obligataires des principaux Etats de la zone euro se stabilisent après la baisse subie mardi en réaction au durcissement de la position britannique sur le Brexit.

Celui du Bund allemand à dix ans s’affiche à -0,283%, pratiquement inchangé par rapport à sa clôture de mardi, alors qu’il était monté à -0,266% lundi.

Sur le marché américain, le rendement des Treasuries à dix ans recule de près de deux points de base à 1,8749%.

CHANGES

Le dollar est orienté à la hausse face à un panier de devises de référence (+0,16%), les bons indicateurs américains des derniers jours ayant encore réduit la probabilité d’une baisse de taux de la Réserve fédérale.

Le billet vert n’a que brièvement réduit ses gains face à l’euro après le chiffre meilleur qu’attendu de l’indice Ifo, et la monnaie unique est revenue autour de 1,1125 dollar après un pic à 1,1142.

La livre sterling, elle, poursuit son repli, le durcissement de la position de Londres sur la période de transition après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne continuant de favoriser les prises de bénéfice.

La devise britannique a désormais effacé tous les gains engrangés après les élections législatives de jeudi dernier.

PÉTROLE

Les cours du pétrole sont orientés à la baisse après la publication des statistiques hebdomadaires de l’American Petroleum Institute (API) montrant une hausse inattendue de 4,7 millions de barils des réserves de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.

Le Brent perd 0,41% à 65,83 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,72% à 60,50 dollars.

Les chiffres de l’Energy Information Administration (EIA) sont attendus à 15h30 GMT.

Marc Angrand, avec Dhara Ranasinghe à Londres

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