November 20, 2019 / 5:31 PM / 22 days ago

General Motors porte plainte contre Fiat pour racket

DETROIT, Michigan (Reuters) - General Motors a porté plainte mercredi aux Etats-Unis contre Fiat Chrysler pour racket, accusant son rival de corruption lors de ses négociations avec le syndicat UAW (United Auto Workers) afin d’obtenir des avantages indus sur les salaires et les conditions de travail.

General Motors a déposé mercredi une plainte en justice contre Fiat Chrysler pour racket, accusant son rival de pratiques corruptives lors de ses négociations avec le syndicat UAW (United Auto Workers), afin d'obtenir des avantages par rapport à son concurrent sur les salaires et les conditions de travail. /Photo d'archives/REUTERS/Rebecca Cook

Le premier constructeur américain, qui chiffre le préjudice en milliards de dollars, a promis de réclamer des “dommages substantiels” et de réinvestir aux Etats-Unis les sommes ainsi obtenues afin de soutenir l’emploi.

Craig Glidden, avocat de GM, a déclaré que cette plainte n’avait rien à voir avec le projet de fusion entre FCA et PSA, qui débouchera, s’il aboutit, à la naissance du quatrième groupe automobile mondial.

Cette affirmation n’a pas convaincu le constructeur italo-américain, qui a répliqué par communiqué en accusant son concurrent de se livrer là à une manoeuvre destinée à parasiter les discussions en cours avec PSA.

“Nous sommes très surpris par cette plainte, à la fois du fait de son contenu et du moment choisi”, peut-on lire dans ce communiqué. “Nous ne pouvons qu’imaginer qu’il s’agit de perturber le projet de fusion avec PSA ainsi que nos négociations avec le syndicat UAW (également en cours-NDLR).”

Fiat Chrysler et PSA ont annoncé fin octobre leur fusion programmée, qui doit leur permettre de faire face aux nouveaux enjeux environnementaux et au durcissement de la réglementation.

PSA n’a pas fait de commentaires dans l’immédiat.

Selon GM, la plainte découle d’une enquête fédérale sur l’UAW et FCA, encore à l’instruction, et de ses propres investigations.

Elle vise non seulement FCA mais aussi trois anciens dirigeants du constructeur, qui ont plaidé coupable dans le cadre de l’enquête fédérale.

En clair, le groupe américain accuse son rival d’avoir corrompu le puissant syndicat, entre 2009 et 2015, afin de verser des salaires moins élevés et pouvoir recourir davantage à des travailleurs intérimaires, moins bien payés.

Nick Carey, version française Jean-Stéphane Brosse et Simon Carraud

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