October 20, 2019 / 10:29 AM / 23 days ago

Bercy exhorte les PME à "passer à l'action" face au Brexit

La secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie, Agnès Pannier-Runacher (photo), appelle les PME françaises à "passer à l'action" face à la perspective du Brexit après la publication d'une étude montrant que 54% d'entre elles n'ont pas étudié l'impact de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. /Photo prise le 15 october 2019/REUTERS/Benoît Tessier

PARIS (Reuters) - La secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, appelle les PME françaises à “passer à l’action” face à la perspective du Brexit après la publication d’une étude montrant que 54% d’entre elles n’ont pas étudié l’impact de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

“Je ne peux me satisfaire de ce que 54% des entreprises interrogées déclarent ne pas avoir examiné les conséquences d’un Brexit pour elles, leurs clients et leurs fournisseurs”, déclare la secrétaire d’Etat dans les colonnes du Journal du Dimanche. “Il faut qu’elles se dépêchent de passer à l’action”.

Selon l’enquête de la direction générale des entreprises (DGE) - qui dépend de Bercy - dévoilée par le JDD, 54% des 3.000 PME françaises commerçant avec le Royaume-Uni déclarent ne pas connaître les effets du Brexit, 40% s’en soucier sans en chiffrer l’impact potentiel et 6% l’avoir mesuré avec précision.

Cinquante-trois pour cent d’entre elles disent être mal préparées contre 47% qui s’estiment à l’inverse être bien préparées.

Initialement prévu pour le 29 mars, le Brexit - conséquence du référendum de juin 2016 qui a vu les Britanniques voter à 52% en faveur d’une sortie de l’UE - est désormais prévu pour le 31 octobre. Après un énième rebondissement samedi à la Chambre des communes, le Premier ministre britannique Boris Johnson a réaffirmé son intention de réaliser le Brexit à cette date, avec ou sans accord, mais l’incertitude demeure concernant un potentiel nouveau report.

Selon le Medef, l’organisation patronale française, un Brexit dur - c’est à dire sans accord- pourrait coûter à l’économie française 0,2 point de PIB dès l’an prochain et une perte de 3 milliards d’euros pour les 30.000 entreprises françaises qui exportent vers le Royaume-Uni.

Marine Pennetier

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