October 15, 2019 / 4:22 PM / a month ago

Accès d'euphorie en Europe et à Wall Street sur le Brexit

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont amplifié leur progression en fin de séance mardi, Wall Street leur a emboîté le pas et la livre sterling a atteint son plus haut niveau depuis près de cinq mois, les investisseurs saluant les dernières informations évoquant un prochain compromis entre Londres et Bruxelles sur les modalités de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Les Bourses européennes ont amplifié leur progression en fin de séance mardi. À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 1,05%. A Francfort, le Dax a progressé de 1,15%. A Londres, le FTSE 100, pénalisé par la hausse de la livre sterling, a fini pratiquement inchangé (-0,03%). /Photo d'archives/REUTERS/Peter Nicholls

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 1,05% (58,97 points) à 5.702,05 points après un nouveau plus haut de près de 12 ans à 5.724,31.

A Francfort, le Dax a progressé de 1,15%, l’indice EuroStoxx 50 a pris 1,19%, le FTSEurofirst 300 1,01% et le Stoxx 600 1,11%.

A Londres, le FTSE 100, pénalisé par la hausse de la livre sterling, a fini pratiquement inchangé (-0,03%) après avoir cédé jusqu’à 0,51% et à Dublin, l’ISEQ, très sensible aux nouvelles sur le Brexit, s’est adjugé 2,63%, au plus haut depuis septembre 2018.

Tous ont fortement réagi aux informations de l’agence Bloomberg qui, citant deux sources de l’Union européenne, a rapporté que Londres et Bruxelles se rapprochaient d’un projet d’accord sur le Brexit et que les discussions pourraient aboutir avant la fin de la journée.

Les déclarations officielles étaient auparavant plus prudentes, le négociateur en chef de l’Union, Michel Barnier, ayant jugé insuffisantes les dernières propositions britanniques, en soulignant qu’un document légal devait être accepté dans la journée pour qu’il puisse recommander son approbation lors du Conseil européen de jeudi et vendredi.

“Un accord entre le Royaume-Uni et l’UE était intégré dans les cours à 60% et on va voir désormais si les 40% restants viennent s’y ajouter, donc la livre monte”, résume Stephen Gallo, directeur des marchés de devises pour l’Europe chez BMO. Il ajoute toutefois que “la prochaine étape consistera à le faire adopter par le Parlement, ce qui sera très serré”.

L’espoir sur le dossier du Brexit l’emporte donc largement sur les doutes entourant désormais l’accord commercial partiel annoncé vendredi entre les Etats-Unis et la Chine.

Le Fonds monétaire international (FMI) a par ailleurs souligné l’impact des tensions commerciales et de l’incertitude sur le Brexit en abaissant une nouvelle fois ses prévisions de croissance mondiale, à 3,0% pour cette année et 3,4% pour l’an prochain.

VALEURS

Tous les grands indices sectoriels Stoxx européens ont fini la journée dans le vert et la meilleure performance du jour est pour celui des banques, qui a pris 2,49%, avec des bonds de 8,41% pour l’irlandais AIB Group à Dublin et 5,24% pour Lloyds Banking à Londres. A Paris, BNP Paribas a pris 3,64%, la plus forte hausse du CAC 40.

Le compartiment de la distribution a gagné 2,43%, grâce entre autres à la progression de valeurs britanniques comme Ocado (+4,68%), Kingfisher (+3,50%) ou Tesco (+2,13%).

A traîne de la tendance générale, le compartiment des matières premières (+0,44%) a été freiné par l’annonce d’une baisse marquée des prix à la production en Chine en septembre.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street amplifiait elle aussi sa hausse, le Dow Jones s’adjugeant 0,98%, le Standard & Poor’s 500 1,08% et le Nasdaq Composite 1,03%.

La séance sur les marchés américains est marquée entre autres par la première salve importante de résultats de sociétés de la saison des trimestriels: l’assureur santé UnitedHealth (+7,79%) et la banque JPMorgan Chase (+4,02%) sont en tête du Dow après avoir battu le consensus tandis que Goldman Sachs cède 0,44% après avoir déçu les investisseurs.

LES INDICATEURS DU JOUR

Le moral des investisseurs en Allemagne s’est légèrement dégradé en octobre mais moins nettement moins que prévu, montrent les résultats de l’enquête mensuelle de l’institut ZEW, dont l’indice a reculé à -22,8 après -22,5 en septembre alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de -27,0.

CHANGES

La livre sterling a profité à plein des espoirs de compromis permettant d’éviter un Brexit dur: au moment de la clôture européenne, la devise britannique s’appréciait de près de 1% face au dollar à 1,2725 après un pic à 1,2798, son plus haut niveau depuis le 21 mai.

Face à l’euro, elle prenait près de 1% à 1,1544.

La monnaie unique européenne est parallèlement remontée au-dessus de 1,1030 dollar après être tombée brièvement sous 1,10.

TAUX

Sur les marchés obligataires, l’optimisme sur le Brexit et le regain d’appétit pour le risque qu’il suscite se traduisent par une nette hausse des rendements des emprunts d’Etat: en fin de séance, celui du Bund allemand à dix ans prenait plus de cinq points de base à -0,418%, au plus haut depuis le 1er août.

Son équivalent américain, à 1,7465%, se rapprochait du pic de trois semaines atteint vendredi dernier.

PÉTROLE

Plombés en début de journée par les chiffres jugés décevants des prix à la production en Chine, les cours du brut ont nettement réduit leurs pertes après les informations sur le Brexit.

Le Brent abandonne 0,05% à 59,38 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 0,19% à 53,49 dollars. Ce dernier avait auparavant perdu jusqu’à plus de 1%.

Marc Angrand, avec Sujata Rao-Coverley à Londres

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