October 1, 2019 / 12:14 PM / 2 months ago

Petite hausse en vue à Wall Street, l'Europe recule après les PMI

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en légère hausse mardi à l’ouverture alors que les Bourses européennes ont basculé dans le rouge à mi-séance en réaction à des indicateurs décevants dans le secteur manufacturier.

Wall Street est attendue en légère hausse mardi à l'ouverture alors que les Bourses européennes ont basculé dans le rouge à mi-séance en réaction à des indicateurs décevants dans le secteur manufacturier. À Paris, le CAC 40 recule de 0,2% vers 11h50 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,16% et à Londres, le FTSE cède 0,33%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,2% à 0,3%.

À Paris, le CAC 40 recule de 0,2% à 5.666,36 points vers 11h50 GMT. À Francfort, le Dax perd 0,16% et à Londres, le FTSE cède 0,33%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 abandonne 0,31%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro lâche 0,19% et le Stoxx 600 perd 0,31%.

Après une ouverture dans le vert soutenue par les espoirs que suscitent les négociations commerciales à venir entre les Etats-Unis et la Chine, les indices européens ont piqué du nez après les chiffres définitifs des indices PMI manufacturiers dans les économies de la zone euro, où la croissance se tasse.

Le CAC 40 a inscrit en tout début de séance un nouveau plus haut depuis décembre 2007 à 5.704,93 points.

L’activité du secteur manufacturier dans la zone euro a enregistré en septembre sa contraction la plus marquée depuis près de sept ans tandis que l’Allemagne et la France ont vu la contraction dans leur industrie s’amplifier, montrent les résultats définitifs des enquêtes mensuelles IHS Markit auprès des directeurs d’achats.

L’inflation dans la zone euro en septembre a ralenti à 0,9% sur un an en première estimation contre 1% le mois précédent mais l’inflation de base, celle que prend en compte la Banque centrale européenne dans ses décisions de politique monétaire, s’est accélérée à 1,2%.

Autre élément de mauvais augure, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a revu en baisse ses prévisions de croissance des échanges mondiaux de marchandises pour cette année et l’an prochain, en raison principalement des conflits commerciaux.

LES VALEURS EN EUROPE

L’indice Stoxx incluant les grandes valeurs européennes du luxe signe l’une des plus fortes baisses sectorielles du jour (-0,74%) en réaction aux violences à Hong Kong entre manifestants et forces de l’ordre au moment où étaient organisées à Pékin des festivités pour les 70 ans de la fondation de la République populaire de Chine.

LVMH, Kering, Hermès et Burberry perdent entre 0,9% et 1,1%.

Les valeurs bancaires exposées à l’Asie sont également pénalisées: HSBC cède 0,45% et Standard Chartered 1,64%.

TAUX

Sur le marché obligataire, les rendements des emprunts d’Etat en zone euro s’inscrivent à un plus haut d’une semaine, un mouvement favorisé par la demande relativement faible suscitée par une adjudication à 10 ans au Japon.

Le rendement du Bund allemand à dix ans prend plus de quatre points de base et remonte à -0,527%, au plus haut depuis le 23 septembre.

Le dix ans américain gagne cinq points de base autour de 1,732%, soutenu par ailleurs par des commentaires de Charles Evans, le président de la Réserve fédérale de Chicago, qui estime que la Fed devrait laisser ses taux inchangés pour le moment avant de les relever si la croissance de l’économie américaine se poursuit.

CHANGES

L’euro remonte légèrement à 1,09 dollar après être tombé à un plus bas de près de deux ans et demi lundi à la suite des chiffres inférieurs aux attentes de l’inflation allemande, qui plaident pour une poursuite de l’assouplissement monétaire entamé par la Banque centrale européenne (BCE).

Le dollar est stable face à un panier de devises de référence.

PÉTROLE

Les cours du brut gagnent autour de 1% après l’enquête de Reuters montrant que la production de l’Opep est tombée en septembre à 28,9 millions de barils par jour (bpj), son plus bas niveau depuis 2011, avec la chute temporaire des pompages de l’Arabie saoudite liée aux attaques de ses installations.

La production des Etats-Unis a en outre baissé en juillet selon des chiffres officiels américains et celle de la Russie a diminué en septembre, selon des sources de marché.

Le Brent prend 0,96% à 59,82 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagne 1,15% à 54,69 dollars.

Édité par Marc Angrand

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below