September 27, 2019 / 10:40 AM / 3 months ago

Le fonds activiste Ciam réitère ses critiques contre la direction de Scor

Le fonds activiste Ciam a réitéré vendredi ses critiques à l'encontre de Denis Kessler, le PDG du réassureur français Scor, l'accusant de se comporter en propriétaire de l'entreprise "au mépris de l’intérêt de ses actionnaires". /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Le fonds activiste Ciam a réitéré vendredi ses critiques à l’encontre de Denis Kessler, le PDG du réassureur français Scor, l’accusant de se comporter en propriétaire de l’entreprise “au mépris de l’intérêt de ses actionnaires”.

Dans un courrier adressé à l’administrateur référent de Scor, Augustin de Romanet, la présidente du fonds Ciam, Catherine Berjal, réagit à une information de BFM Business.com selon laquelle la conciliation menée entre les sociétés Scor et Covéa aurait achoppé en raison du fait que Denis Kessler, aurait exigé que Covéa “renonce au principe de racheter Scor au-delà [d’une] période de trois ans” et que cette condition aurait été “irrecevable pour [Covéa], un actionnaire d’une société cotée”.

Elle déplore également la performance de l’action Scor.

“Au cours de l’année 2019, la performance boursière de Scor n’a progressé que de 1% quand ses concurrents Munich Re, Swiss Re et Hanover Re ont connu des hausses respectives de 28,3%, 20,2% et 36,1%”, écrit-elle.

Le fonds Ciam en veut à la direction de Scor depuis le rejet à la fin de l’été dernier de l’offre de rachat de l’assureur mutualiste Covéa, premier actionnaire du groupe avec un peu plus de 8% du capital.

“En ma qualité de présidente de la société de gestion Ciam, qui gère à ce jour trois fonds d’investissement, tous actionnaires de Scor et détenant au total 1,34% de la société, je reste très attentive à l’évolution de cette situation préoccupante et n’hésiterai pas à faire valoir nos droits le cas échéant”, écrit-elle.

“Je vous demande instamment, ainsi qu’aux autres membres du conseil d’administration, de prendre les mesures nécessaires pour que les principes essentiels de bonne gouvernance d’entreprise soient désormais respectés.”

Sudip Kar-Gupta avec Matthieu Protard et Henri-Pierre André pour le service français, édité par Bertrand Boucey et édité par Jean-Michel Bélot

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