March 11, 2019 / 12:10 PM / 4 months ago

Timide rebond en vue à Wall Street, l'Europe en hausse

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en ordre dispersé lundi mais les Bourses européennes progressent à mi-séance après avoir subi leur plus lourde perte hebdomadaire depuis deux mois et demi, un rebond favorisé entre autres par la hausse des valeurs minières et des bancaires.

Wall Street est attendue en ordre dispersé lundi mais les Bourses européennes progressent à mi-séance. À Paris, le CAC 40 gagne 0,28% à 11h55 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,38% et à Londres, le FTSE 100 avance de 0,58%. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en baisse de 0,65% pour le Dow Jones mais en légère hausse pour le Standard & Poor’s 500 et le Nasdaq Composite.

À Paris, le CAC 40 gagne 0,28% à 5.245,86 points à 11h55 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,38% et à Londres, le FTSE 100 avance de 0,58%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en hausse de 0,39%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,32% et le Stoxx 600 de 0,33%. Ce dernier a perdu 0,98% la semaine dernière, sa plus mauvaise performance hebdomadaire depuis décembre, pour tomber vendredi à son plus bas niveau depuis le 21 février.

En Chine, les principaux marchés boursiers ont effacé près de la moitié de leurs lourdes pertes de vendredi après la promesse dimanche de la Banque populaire de Chine de nouvelles mesures de soutien au crédit. L’indice SSE Composite de Shanghai, qui avait cédé 4,4% vendredi, a repris 1,92%.

La prudence reste toutefois de mise face aux multiples signes de ralentissement de la croissance mondiale: après les chiffres très décevants de l’emploi américain vendredi, les investisseurs ont pris connaissance d’une huitième baisse consécutive du marché automobile chinois en février et d’un recul inattendu de 0,8% de la production industrielle allemande en janvier.

VALEURS EN EUROPE

La plus forte hausse sectorielle en Europe est pour les banques, qui profitent des spéculations sur une possible fusion entre Deutsche Bank et Commerzbank, les deux premières banques d’Allemagne.

L’indice Stoxx européen du secteur avance de 1,02%, le titre Deutsche Bank progresse de 2,96% et l’action Commerzbank gagne 5,23%. A Paris, Société générale prend 2,89% et BNP Paribas 1,42%.

Le compartiment des matières premières gagne quant à lui 0,47% avec la hausse des cours du pétrole et du cuivre.

A la baisse, Safran cède 2,51%, la plus forte baisse du CAC 40, au lendemain du crash d’un Boeing 737 MAX 8 d’Ethiopian Airlines équipé de réacteurs CFM, la coentreprise du groupe français et de General Electric.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Le dossier Ethiopian Airlines risque avant tout de nuire à Boeing, le constructeur de l’appareil, qui chute de près de 10% dans les échanges en avant-Bourse et s’achemine vers l’une de ses pires séances en 20 ans.

Apple pourrait au contraire profiter du relèvement de la recommandation de BofA Merrill Lynch à “acheter” contre “neutre”.

TAUX

Les rendements des emprunts d’Etat de la zone euro restent proches des plus bas touchés la semaine dernière après l’annonce par la Banque centrale européenne (BCE) de la révision à la baisse de ses prévisions économiques, d’une modification de ses indications sur l’évolution future des taux (“forward guidance”) et de nouvelles opérations de refinancement à long terme destinées à soutenir le crédit.

Les chiffres de la production industrielle allemande, l’abaissement de la prévision de croissance de la Banque de France pour le trimestre en cours, à 0,3%, et celles de l’OCDE ne font rien pour inverser la tendance.

Le rendement du Bund allemand à dix ans est quasi stable à 0,072% et son équivalent français reste inférieur à 0,5%.

“Au global, étant donnée la montée actuelle du populisme à travers l’Europe, nous pensons que réduire la probabilité d’une récession est un impératif politique pour la BCE”, écrit Charles Saint-Arnaud, stratège en investissement de Lombard Odier IM, dans une note lundi. “Nous nous attendons à une poursuite durable de la pression baissière sur les rendements souverains européens.”

CHANGES

L’euro peine à regagner du terrain après la chute provoquée par les annonces de la BCE (-1,2% sur la semaine écoulée, sa plus lourde perte hebdomadaire depuis plus de six mois): à 1,1245 dollar, il est quasi stable face au billet vert.

L’”indice dollar”, qui mesure les fluctuations de la monnaie américaine face à un panier de référence est lui aussi pratiquement inchangé.

La livre sterling, elle, cède un peu de terrain face au dollar et à l’euro à la veille d’une réunion du Parlement sur le Brexit à l’issue de laquelle les députés pourraient voter de nouveau sur l’accord conclu entre le gouvernement de Theresa May et Bruxelles.

PÉTROLE

Les cours du brut sont orientés à la hausse après les déclarations du ministre saoudien de l’Energie, Khalid al Falih, jugeant peu probable avant le mois de juin une modification de la stratégie d’encadrement de la production de l’Opep et de ses alliés.

Ryad prévoit pour sa part de ramener ses exportations à moins de sept millions de barils par jour (bpj) en avril tout en maintenant sa production nettement sous 10 millions de bpj, a par ailleurs dit lundi un responsable saoudien.

Édité par Blandine Hénault

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