December 28, 2018 / 12:43 PM / 7 months ago

L'Europe confirme sa hausse, Wall Street devrait consolider la sienne

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse ce vendredi, après avoir réussi la veille à terminer dans le vert une séance très volatile, et les Bourses européennes restent en territoire positif à mi-séance encore que les craintes de voir à nouveau les Bourses fluctuer brutalement et un contexte politique tendu aux Etats-Unis favorisent des monnaies refuge telles que le yen et le franc suisse.

Wall Street est attendue en hausse ce vendredi, après avoir réussi la veille à terminer dans le vert une séance très volatile, et les Bourses européennes restent en territoire positif à mi-séance. À Paris, le CAC 40 gagne 1,65%. À Francfort, le Dax prend 1,61% et à Londres, le FTSE avance de 1,88%. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,6% pour l’indice S&P-500.

À Paris, le CAC 40 gagne 1,65% à 4.674,5. À Francfort, le Dax prend 1,61% et à Londres, le FTSE avance de 1,88%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 prend 1,95%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro 1,61% et le Stoxx 600 1,67%.

Les places européennes n’ont pas réussi à faire aussi bien que Wall Street qui a réalisé deux séances haussières d’affilée, permettant à l’indice S&P de gagner 5,9%, sa meilleure performance depuis fin août 2015; la Bourse était alors en phase de correction en raison d’un ralentissement de l’économie chinoise.

Malgré tout, les investisseurs en Europe restent circonspects.

“La volatilité de fin d’année ne durera sans doute pas mais sans signaux plus encourageants de Washington, le marché restera sans doute un terrain périlleux en abordant la nouvelle année”, observe Marc Chandler (Bannockburn Securities).

La volatilité a atteint en Europe des sommets que l’on n’avait plus vus depuis la forte correction internationale de février et les perspectives des places boursières n’apparaissent pas très claires avec un indice mondial MSCI , qui suit les variations des actions de 47 pays, en recul de près de 12% cette année.

VALEURS EN EUROPE

L’ensemble des secteurs européens sont en hausse. Les secteurs de l’assurance (+2,27%) et de l’énergie (+2,16%) signent les deux meilleures performances pour le moment dans des échanges qui restent ténus en cette fin d’année.

TAUX

Les rendements de la dette italienne sont en hausse, les investisseurs ayant voulu se réserver de la place pour la dernière adjudication de l’année.

Une bonne adjudication de titres à coupon zéro jeudi a provoqué une petite montée des emprunts d’Etat italiens, les investisseurs y voyant un bon présage pour l’adjudication de ce jour, qui pourrait atteindre les cinq milliards d’euros.

CHANGES

Même si la Bourse semble reprendre des couleurs, sa stabilité est sujette à caution et cela favorise les devises dites refuges.

“Les marchés sont un peu plus prudents pour ce qui est du goût du risque, et le yen et le franc suisse en profitent”, observe Lee Hardman (MUFG). “Le dollar reste en demi-teinte globalement, la volatilité boursière altérant quelque peu l’aspect sûr des actifs américains”.

Le dollar perd 0,64% à 110,28 yens et est bien parti pour perdre plus de 2% ce mois-ci. Il cède aussi 0,64% à 0,9812 franc suisse, après avoir cédé plus de 0,8% la veille. L’euro progresse de 0,36% à 1,1469 dollar.

PÉTROLE

Les cours se reprennent, récupérant une partie du terrain perdu cette semaine mais ils restent proches de leurs plus bas de plus d’un an en raison de la hausse des réserves américaines, tandis qu’ici comme ailleurs, on se fait du souci pour la croissance mondiale et, par contrecoup, pour la situation de la demande pétrolière.

Les cours sont tombés à des plus bas de près de 18 mois cette semaine et cèdent plus de 20% depuis le début de l’année, plombés par une offre abondante qui a bien contribué à augmenter les réserve mondiales.

Même si l’Opep et ses alliés ont décidé de réduire leur production, la coupe - de 1,2 million de barils par jour (bpj) - n’entrera en vigueur qu’en janvier et entretemps la production des Etats-Unis, de l’Arabie saoudite et de la Russie atteint des records.

MÉTAUX

L’or spot, qui a tiré parti cette semaine des turbulences boursières, progresse de 0,3% à 1.278,91 dollars l’once. Il avait atteint un pic de six mois de 1.279,06 dollars l’once mercredi.

Avec Julien Ponthus à Londres, édité par Laetitia Volga

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