December 17, 2018 / 9:12 PM / 3 months ago

A Wall Street, le S&P au plus bas depuis octobre 2017

(Reuters) - La Bourse de New York a de nouveau fini en net repli lundi et l’indice Standard & Poor’s 500 a clôturé au plus bas depuis 14 mois, les propos pessimistes d’un influent gérant de fonds sur les perspectives des marchés étant venus s’ajouter aux inquiétudes sur la croissance et à la nervosité de mise à deux jours des décisions de la Réserve fédérale.

La Bourse de New York a de nouveau fini en net recul lundi et l'indice phare Standard & Poor's 500 est tombé à son plus bas niveau depuis 14 mois. L'indice Dow Jones a perdu 507,73 points, soit 2,11%, à 23.592,78. /Photo d'archives/REUTERS/Andrew Kelly

L’indice Dow Jones a perdu 507,53 points, soit 2,11%, à 23.592,98.

Le S&P-500, plus large, a cédé 54,01 points, soit 2,08%, à 2.545,94, son plus bas niveau de clôture depuis le 9 octobre 2017.

Le Nasdaq Composite a reculé de 156,93 points, soit 2,27%, à 6.753,73.

En recul marqué dès l’ouverture, tous trois avaient effacé leurs pertes voire basculé en territoire positif à mi-séance mais ils ont replongé par la suite en réaction aux déclarations de Jeffrey Gundlach, le directeur général de la société de gestion DoubleLine Capital, surnommé le “Bond King”, le roi de l’obligataire.

Interrogé sur la chaîne de télévision CNBC, Jeffrey Gundlach a estimé que Wall Street était entrée dans une phase de marché baissier appelée à durer et que la Réserve fédérale ne devrait plus relever les taux d’intérêt.

“Je crois qu’il s’agit d’un marché baissier. Je crois qu’on a assisté à la première manche et la deuxième manche est généralement plus douloureuse que la première”, a-t-il déclaré.

“Je crois que cela va durer un bon moment. Cela a beaucoup à voir avec le fait que nous sommes dans une situation, très inhabituelle, dans laquelle nous augmentons le déficit budgétaire de manière spectaculaire très tard dans le cycle alors que la Fed relève les taux d’intérêt”, a-t-il ajouté.

Après ces déclarations, le S&P-500 est tombé jusqu’à 2.530,54 points, effaçant le précédent point bas de l’année, qui datait du 9 février.

La Fed entame mardi une réunion de politique monétaire de deux jours qui devrait, selon la plupart des observateurs, se conclure par une nouvelle hausse de taux d’un quart de point, même si certains s’attendent à ce que la banque centrale tempère son discours pour prendre en compte le ralentissement de la croissance économique mondiale et la volatilité des marchés.

“Les marchés sont très tendus en ce moment et très vulnérables à des mouvements de vente massifs”, explique Oliver Pursche, responsable de la stratégie de marché de Bruderman Asset management. “Tout dépend vraiment du sentiment général, et les déclarations de Gundlach n’ont vraiment pas aidé le marché.”

Le Dow accuse désormais un repli de 4,56% depuis le début de l’année, le S&P-500 une baisse de 4,76% et le Nasdaq Composite un recul de 2,17%.

VALEURS

L’indice S&P de la distribution a abandonné 3,43% après l’avertissement émis par le spécialiste britannique de la mode en ligne Asos, qui a ravivé les doutes sur la consommation.

Amazon a cédé 4,46%, l’une des principales contributions à la baisse du S&P-500 et du Nasdaq Composite, et Gap a perdu 4,32%.

Autre repli sectoriel marquant: celui de 2,11% du compartiment de la santé après la décision rendue vendredi par un juge fédéral déclarant inconstitutionnel l’”Affordable Care Act”, plus connu sous le nom d’Obamacare.

“La rentabilité du secteur de la santé est un gros point d’interrogation et les investisseurs détestent les points d’interrogation”, résume Kim Forrest, gérante senior de Fort Pitt Capital Group. Au sein du Dow, UnitedHealth a perdu 2,62%

Le secteur financier, qui a passé une partie de la séance dans le vert, a succombé au pessimisme général et fini en repli de 0,97%. L’indice des banques a abandonné 0,71%.

Goldman Sachs a perdu 0,62% et touché un plus bas de deux ans après l’ouverture de poursuites à son encontre par la justice malaisienne dans le dossier du fonds souverain 1MDB.

Egalement en net repli, Johnson & Johnson a cédé 2,9% creusant les pertes subies vendredi (-10%) après les informations de Reuters montrant que le groupe était informé depuis des décennies de la présence possible d’amiante dans son talc pour bébé.

La baisse générale n’a pas épargné les petites capitalisations: leur indice de référence, le Russell 2000 a cédé 2,32%, portant à plus de 20% son repli par rapport à son record de clôture du 31 août.

LES INDICATEURS DU JOUR

L’activité manufacturière dans la région de New York s’est dégradée nettement plus qu’attendu en décembre, montre l’enquête mensuelle de la Réserve fédérale régionale: l’indice “Empire State” a reculé à 10,9, son plus bas niveau depuis mai 2017, contre 23,3 en novembre.

Dans le secteur immobilier, l’indice de confiance de la NAHB, principale fédération de promoteurs des Etats-Unis, est revenu à 56,6 en décembre, au plus bas depuis mai 2015.

Marc Angrand, avec April Joyner à New York

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