August 17, 2018 / 8:12 PM / 3 months ago

Wall Street termine en hausse, espoirs sur le commerce

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini en légère hausse vendredi, le S&P et le Dow Jones ayant accentué leurs gains et le Nasdaq étant passé en territoire positif en fin de séance sur des signes d’avancées dans les relations commerciales entre les Etats-Unis et ses partenaires que sont la Chine et le Mexique.

La Bourse de New York a terminé en légère hausse vendredi. L'indice Dow Jones a pris 0,43%. /Photo d'archives/REUTERS/Lucas Jackson

L’indice Dow Jones a pris 110,59 points, soit 0,43%, à 25.669,32. Le S&P-500, plus large, a pris 9,44 points, soit 0,33%, à 2.850,13. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 9,81 points (+0,13%) à 7.816,33 points.

Sur l’ensemble de la semaine, le Dow Jones a pris 1,41% et le S&P a progressé de 0,59% alors que le Nasdaq a cédé 0,29%.

Les négociateurs chinois et américains prévoient de se rencontrer pour tenter de mettre fin à leurs tensions commerciales avant les rencontres entre le président Donald Trump et le dirigeant chinois Xi Jinping prévues en novembre, a rapporté le Wall Street Journal. Une délégation chinoise menée par le vice-ministre du Commerce, Wang Shouwen, doit se rendre aux Etats-Unis à la fin du mois.

De même, le ministre mexicain de l’Economie Ildefonso Guajardo a dit espérer qu’un accord soit conclu d’ici le milieu de la semaine prochaine sur les questions qui restent en suspens avec les Etats-Unis dans le cadre de la renégociation en cours de l’Alena, l’accord de libre-échange nord-américain.

Un conseiller économique de la Maison blanche a confirmé que Washington était “très, très près” d’un accord avec le Mexique.

En revanche, les relations avec la Turquie sont tendues.

Washington a averti Ankara jeudi que de nouvelles sanctions économiques seraient imposées si le pasteur américain Andrew Brunson n’était pas libéré, laissant entrevoir une nouvelle escalade des tensions entre les deux pays.

La devise turque reculait de 3,61% à 6,0250 pour un dollar, après trois séances consécutives de rebond. Elle avait touché un plus bas record de 7,24 au début de la semaine.

Le spectre de nouvelles crises, comme la crise asiatique de 1997 et la crise turque de 2001, ont pesé sur les marchés émergents cette semaine, en repli de 20% sur leurs récents pics.

TESLA PLONGE APRÈS UNE INTERVIEW DE MUSK

Aux valeurs, Nvidia et Applied Materials ont reculé de respectivement 4,90% et 7,72% après des prévisions pour le trimestre en cours inférieures aux attentes.

Le compartiment des semi-conducteurs a souffert, son indice de référence ayant cédé 0,73%, en baisse pour la quatrième séance d’affilée dans la crainte qu’un boom sectoriel qui dure depuis deux ans soit en perte de vitesse.

Apple a résisté à l’accès de faiblesse des valeurs technologiques, en hausse de 2% à un record de 217,58 dollars.

Le constructeur automobile Tesla en revanche a chuté de 8,93% après une interview de son PDG Elon Musk au New York Times dans lequel il affirme qu’il n’a consulté personne avant de publier son tweet de la semaine dernière évoquant sa volonté de sortir le titre de la cote. Le quotidien a également rapporté que le conseil d’administration cherchait à trouver un numéro deux afin d’alléger la pression qui semble peser lourdement sur les épaules d’Elon Musk.

“Il y a des craintes croissantes que le conseil n’envisage de modifier sa fonction de président et directeur général et il pourrait y avoir une pression de la SEC pour le faire”, dit Ivan Feinseth, analyste chez Tigress Financial Partners qui juge que cela pourrait être mal pris, sachant que l’image de Tesla est étroitement liée à celle d’Elon Musk aux yeux des investisseurs.

A la hausse, la chaîne de grands magasins Nordstrom a bondi de 13,2% au lendemain de l’annonce d’une croissance des ventes à données comparables plus forte qu’attendu et du relèvement de ses prévisions annuelles.

Sur le marché pétrolier, le Brent prenait 0,53% autour de 71,80 dollars et le brut léger américain évoluait près des 66 dollars, tandis que le dollar a reculé face à un panier de devises de référence, s’éloignant encore un peu de ses plus hauts depuis juin 2017 atteints au début de la semaine à la faveur d’un repli vers les valeurs refuge.

Sur le plan macroéconomique, le moral des ménages américains s’est encore dégradé en août, pour tomber à son plus bas niveau en 11 mois, les ménages étant de plus en plus inquiets de la hausse du coût de la vie, selon les résultats provisoires de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan.

Au total, il s’est échangé 6,06 milliards de titres sur les marchés américains, contre 6,53 milliards en moyenne sur les 20 dernières séances.

Stephen Culpet Shreyashi Sanyal, Laetitia Volga et Juliette Rouillon pour le service français

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