August 6, 2018 / 11:53 AM / 3 months ago

Petite hausse pour les actions malgré le risque commercial

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes sont en légère hausse à mi-séance lundi et Wall Street est attendue sur la même tendance, mais les investisseurs restent prudents face à la perspective d’une prolongation des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, qui pèsent déjà sur l’activité dans certains secteurs.

Les Bourses européennes sont en légère hausse à mi-séance lundi et Wall Street est attendue sur la même tendance, mais les investisseurs restent prudents face à la perspective d'une prolongation des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, qui pèsent déjà sur l'activité dans certains secteurs. À Paris, le CAC 40 gagne 0,34% vers 10h45 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,57% et à Londres, le FTSE 100 progresse de 0,22%. /Photo prise le 6 février 2018/REUTERS/Ralph Orlowski

À Paris, le CAC 40 gagne 0,34% à 5.497,33 points vers 10h45 GMT. À Francfort, le Dax prend 0,57% et à Londres, le FTSE 100 progresse de 0,22%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 avance de 0,25%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,50% et le Stoxx 600 de 0,24%.

La plupart des marchés européens ont passé la majeure partie de la matinée dans le rouge mais ont repris du terrain à la faveur de la progressions des contrats à terme sur les indices américains, qui préfigurent une ouverture en hausse d’environ 0,1% à Wall Street.

Les volumes sont toutefois limités (moins d’un quart de la moyenne quotidienne des trois derniers mois pour le CAC à mi-séance) et l’actualité reste dominée par les tensions commerciales internationales.

La presse officielle chinoise a attaqué personnellement le président américain, Donald Trump, lui reprochant d’avoir mis en scène des tensions commerciales qu’elle compare à un “combat de rue”.

Vendredi, la Chine avait publié une liste de 5.200 produits américains représentant un montant de 60 milliards de dollars (52 milliards d’euros) d’importations qu’elle se prépare à taxer à 25%, une réplique à de nouvelles menaces de Donald Trump.

Ce contexte occulte pour une bonne part l’intervention, la semaine dernière, de la Banque populaire de Chine (BPC) pour tenter d’endiguer la baisse du yuan, qui reste proche de son plus bas de la semaine dernière face au dollar.

Les marchés boursiers chinois ont fini en net repli, l’indice SSE Composite de Shanghai cédant 1,26% en clôture.

Les tensions commerciales se traduisent aussi dans les statistiques commerciales et économiques: en Allemagne, les commandes à l’industrie ont chuté de 4% en juin, leur plus forte baisse depuis janvier 2017, ce qui risque de se traduire par un repli de la production industrielle. Les commandes étrangères ont chuté de 4,7%.

Et un autre front reste ouvert avec le rétablissement imminent des sanctions américaines contre l’Iran, que Washington pourrait détailler dans la journée.

LINDE SOUFFRE DES DOUTES SUR LA FUSION AVEC PRAXAIR

Côté actions, le secteur des matières premières, l’un des plus exposés au risque commercial, abandonne 1,22%.

L’indice Stoxx européen des banques, lui, perd 0,38% après les résultats en légère hausse mais jugés décevants de HSBC, qui recule de 0,38%, et ceux de Banco BPM (-5,87%), inférieurs au consensus.

La baisse la plus marquante du jour est toutefois pour le spécialiste allemand des gaz industriels Linde, qui cède 3,31% après avoir fait état de nouvelles menaces sur son projet de fusion avec l’américain Praxair.

“La probabilité d’un scénario sans accord a augmenté et si le projet aboutit, le potentiel de synergies a diminué”, notent les analystes de Barclays.

Toujours dans l’actualité des fusions-acquisitions, le britannique IWG, propriétaire du loueur de bureaux Regus, chute de 21% après avoir mis fin aux discussions avec trois acquéreurs potentiels.

Sur le marché des devises, le dollar est en hausse face à un panier de référence (+0,33%), à moins de 0,4% du plus haut de plus d’un an touché le 19 juillet. La devise américaine continue de profiter des anticipations de remontée des rendements obligataires après les bons chiffres de l’emploi aux Etats-Unis publiés vendredi.

L’euro se traite autour de 1,1550 dollar, proche du plus bas de cinq semaines touché en matinée à 1,1543.

La livre turque, elle, a touché un nouveau plus bas historique face au billet vert à 5,1850, victime des tensions diplomatiques et économiques entre Washington et Ankara.

Le marché pétrolier est en nette hausse, le Brent comme le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) gagnant plus de 1%; à la perspective de nouvelles sanctions américaines visant l’Iran sont venues s’ajouter les informations de sources de l’Opep évoquant une baisse inattendue de la production saoudienne en juillet.

Édité par Véronique Tison

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