July 26, 2018 / 8:39 AM / 2 months ago

Selon Benalla, l'affaire est "l'opportunité" d'atteindre Macron

PARIS (Reuters) - Alexandre Benalla admet dans un entretien paru jeudi avoir commis une “grosse bêtise” en se rendant aux manifestations du 1er-Mai en tant qu’observateur de la police mais, avec la révélation de l’affaire dans la presse, “c’était l’opportunité aussi d’atteindre le président de la République”.

Alexandre Benalla admet dans un entretien paru jeudi avoir commis une "grosse bêtise" en se rendant aux manifestations du 1er-Mai en tant qu'observateur de la police mais, avec la révélation de l'affaire dans la presse, "c'était l'opportunité aussi d'atteindre le président de la République". /Photo prise le 14 juillet 2018/REUTERS/Philippe Wojazer

Selon l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron, qui a répondu au Monde, “des politiques et des policiers” qu’il ne nomme pas sont à l’origine des informations parues le 18 juillet dans le quotidien, à l’origine de la tempête politico-judiciaire la plus puissante du début de quinquennat.

“Je n’ai pas le sentiment d’avoir trahi le président de la République, j’ai le sentiment d’avoir fait une grosse bêtise”, dit l’ex-adjoint au chef de cabinet de l’Elysée, mis en examen dimanche pour, notamment, “violences en réunion” et “immixtion dans l’exercice d’une fonction publique”.

Il a été identifié dans une vidéo sur laquelle on le voit coiffé d’un casque de police et malmenant deux jeunes gens sur la place de la Contrescarpe, à Paris.

“On a essayé de m’atteindre, de me tuer, et c’était l’opportunité aussi d’atteindre le président de la République”, juge Alexandre Benalla.

Après le 1er mai, celui qui est chargé de mission se voit infliger une suspension de 15 jours et Emmanuel Macron, à son retour d’un déplacement dans le Pacifique, lui reproche d’avoir commis une “faute grave”.

Mais, ajoute Alexandre Benalla, “il m’explique que ça n’enlève pas la confiance qu’il a en moi mais que j’ai fait une grosse bêtise”.

Il dit par ailleurs ne pas avoir sollicité, ni regardé la vidéo issue des images de vidéosurveillance qu’il dit avoir reçue le soir du 18 juillet, juste après la publication de l’article du Monde.

La présidence de la République a confirmé jeudi qu’Alexandre Benalla avait remis la vidéo extraite illégalement au conseiller spécial d’Emmanuel Macron, Ismaël Emelien, suscitant des doutes à l’Elysée sur l’origine du document.

A la suite de cela, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron a procédé le 20 juillet au matin à un signalement au procureur de la République dans le cadre de l’article 40, en relatant les faits et en joignant le document vidéo dont il n’a pas été conservé de copie, a-t-on précisé.

Simon Carraud et Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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