July 25, 2018 / 8:38 PM / 4 months ago

Wall Street portée par les espoirs de détente commerciale USA-UE

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a fini mercredi en hausse, portée par des espoirs de détente commerciale entre les Etats-Unis et l’Union européenne, malgré le mauvais accueil réservé aux résultats de Boeing, de General Motors ou encore d’AT&T.

La Bourse de New York a fini mercredi en hausse, portée par des espoirs de détente commerciale entre les Etats-Unis et l'Union européenne. L'indice Dow Jones a gagné 0,68%. /Photo prise le 24 juillet 2018/REUTERS/Brendan McDermid

Le dynamisme du secteur technologique a aussi contribué à soutenir la tendance.

L’indice Dow Jones a gagné 172,16 points (+0,68%), à 25.414,1. Le Standard & Poor’s 500, plus large et principale référence des investisseurs, a pris 25,67 points (+0,91%), à 2.846,07. Le Nasdaq Composite, à forte composante technologique, a grimpé de 91,471 points, soit 1,17%, à 7.932,239.

Le président américain Donald Trump a reçu à Washington le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pour des discussions destinées à aplanir les différends commerciaux entre les Etats-Unis et l’Union européenne.

D’après des médias américains, Donald Trump, qui menace de taxer les importations de voitures européennes, a obtenu des concessions de l’UE pour éviter une guerre commerciale. L’UE aurait notamment accepté d’importer davantage de soja et de gaz naturel liquéfié des Etats-Unis et d’oeuvrer à un abaissement des droits de douane dans l’industrie entre les deux blocs.

Ces informations publiées dans les dernières minutes de la séance ont permis aux trois grands indices de Wall Street d’accroître leurs gains à l’approche de la clôture et à Boeing, particulièrement exposé aux tensions commerciales, de réduire nettement ses pertes alors qu’il pesait auparavant fortement sur le Dow Jones.

Le titre de l’avionneur américain a tout de même fini en baisse de 0,66% à la suite de la publication de ses résultats. Boeing a maintenu sa prévision de bénéfice annuel mais à un niveau inférieur aux attentes de Wall Street et il a annoncé une nouvelle hausse des coûts de son programme d’avion ravitailleur KC-46, qui souffre de retards.

FACEBOOK MONTE AVANT SES RÉSULTATS, CHUTE APRÈS

General Motors, en repli de 4,64%, a enregistré l’une des plus fortes baisses du S&P-500. Le constructeur automobile a abaissé sa prévision de bénéfice pour 2018 en mettant en avant la hausse des prix de l’acier et de l’aluminium due aux droits de douane imposés par l’administration Trump.

Le plongeon a été plus rude pour le titre coté à New York de Fiat Chrysler Automobiles (-11,83%) en raison d’une baisse étonnamment forte du bénéfice trimestriel, que n’a pas éclipsée l’émotion suscitée par l’annonce de la mort de son ex-patron emblématique Sergio Marchionne.

L’opérateur télécoms AT&T a lâché 4,51% en raison d’un chiffre d’affaires inférieur aux attentes.

Contrastant avec les déboires de ces groupes historiques, les géants des nouvelles technologies ont contribué à soutenir la tendance avec des gains de 2,95% pour Microsoft ou 0,94% pour Apple.

Facebook a pris 1,32% avant la publication de ses résultats trimestriels après la clôture. Mais le réseau social a déçu, avec un nombre d’abonnés inférieur aux attentes, et le titre a chuté de 9% dans les transactions après la fermeture.

“Le secteur technologique est relativement préservé de la guerre commerciale et c’est pourquoi on le voit réussir si bien cette année”, dit Lamar Villere, gérant de portefeuilles chez Villere & Co. “Quiconque est préoccupé par les droits de douane jugera que c’est un bon endroit où se cacher.”

Certains résultats trimestriels ont tout de même été salués par les investisseurs, comme ceux de Coca-Cola, qui a pris 1,83% après avoir annoncé des ventes et un bénéfice supérieurs aux attentes.

L’actuelle saison des résultats pourrait d’ailleurs être historique. Sur les 148 entreprises du S&P-500 ayant déjà publié avant la clôture de mercredi, 85,8% ont dégagé un bénéfice meilleur que prévu. Si ce taux se maintient, il sera le plus élevé jamais enregistré depuis les premières statistiques sur le sujet au premier trimestre 1994, selon Thomson Reuters I/B/E/S.

“Il y a des inquiétudes au sujet des conflits commerciaux mais les fondamentaux économiques, les résultats des entreprises l’emportent largement sur les craintes commerciales”, dit Randy Frederick, vice-président trading et dérivés de Charles Schwab.

Avec Amy Caren Daniel à Bangalore; Bertrand Boucey pour le service français

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