July 20, 2018 / 3:02 PM / 4 months ago

Lufthansa et EasyJet toujours intéressées par Alitalia

MILAN (Reuters) - EasyJet et Lufthansa ont déclaré conserver leur intérêt pour Alitalia après qu’un ministre italien a déclaré que Rome voulait conserver une part majoritaire dans la compagnie aérienne déficitaire.

EasyJet et Lufthansa ont déclaré conserver leur intérêt pour Alitalia après qu'un ministre italien a déclaré que Rome voulait conserver une part majoritaire dans la compagnie aérienne déficitaire. /Photo prise le 1er mars 2018/REUTERS/Pierre Albouy

En avril, les deux groupes et le transporteur à bas coûts Wizz Air ont chacune manifesté un intérêt pour au moins une partie d’Alitalia, mais le long processus de formation du nouveau gouvernement en Italie, entré en fonctions en juin après trois mois d’incertitude politique, a retardé la procédure de cession.

Le nouveau ministre des Transports Danilo Toninelli a déclaré cette semaine que 51% d’Alitalia devaient rester aux mains des Italiens, “mais qu’avec un investisseur fort à ses côtés (...) (Alitalia) doit redevenir une véritable compagnie nationale”.

Lufthansa a dit à plusieurs reprises que le marché italien était important pour elle, mais qu’Alitalia devait se restructurer avant d’être rachetée.

Un porte-parole a indiqué que le groupe allemand avait déjà soumis un document à cet effet au nouveau gouvernement. “Nous pouvons imaginer d’autres discussions sur cette base”, a-t-il dit vendredi.

Le directeur général d’EasyJet Johan Lundgren a déclaré cette semaine, au salon aéronautique de Farnborough, que la compagnie britannique était toujours intéressée par certains actifs d’Alitalia mais qu’elle devait étudier les détails des propositions du nouveau gouvernement italien.

Alitalia, qui n’a pas souvent dégagé de profits pendant ses 70 ans d’existence, a été placée sous administration spéciale l’année dernière après le rejet par les salariés d’une proposition visant à comprimer les effectifs et les salaires.

Le vice-président du conseil italien et ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, a déclaré qu’Alitalia était bien partie pour renouer avec les profits et que “s’il y a des partenaires privés sérieux, tant mieux.”

“La seule chose que nous ne permettrons pas est un démantèlement (de l’entreprise)”, a-t-il dit.

Les analystes du secteur doutent cependant que le gouvernement parvienne à trouver un investisseur disposé à mettre de l’argent dans une compagnie où Rome a son mot à dire.

“Même si l’Etat ne prend qu’une participation minoritaire dans Alitalia, aucun investisseur ne s’y aventurera au vu de ce qui est advenu dans le passé”, a déclaré Andrea Giuricin, PDG de TRA Consulting.

Au premier trimestre, Alitalia a enregistré une perte brute d’exploitation de 117 millions d’euros, contre une perte de 228 millions un an plus tôt.

Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Juliette Rouillon

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