June 29, 2018 / 4:25 PM / 5 months ago

Un semestre compliqué s'achève sur une bonne note

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini vendredi dans le vert la dernière séance d’un semestre chahuté, une accalmie sur le front des frictions commerciales et le rebond des Bourses chinoises entraînant un regain d’appétit pour le risque à l’échelle globale.

Les Bourses européennes ont fini vendredi dans le vert la dernière séance d'un semestre chahuté, une accalmie sur le front des frictions commerciales et le rebond des Bourses chinoises entraînant un regain d'appétit pour le risque à l'échelle globale. À Paris, le CAC 40 a pris 0,91% à 5.323,53 points. Le Dax allemand a progressé 1,06% et le Footsie britannique a gagné 0,28%. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier

À Paris, le CAC 40 a pris 0,91% à 5.323,53 points. Le Dax allemand a progressé 1,06% et le Footsie britannique a gagné 0,28%.

Ce dernier indice a été freiné par le bond de la livre sterling, qui a pris près de 1% face au dollar après la révision à la hausse de la croissance de l’économie britannique au premier trimestre.

L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 0,89%, le FTSEurofirst 300 de 0,97% et le Stoxx 600 de 0,81%.

Sur l’ensemble d’un semestre marqué par les tensions commerciales entre les Etats-Unis et le reste du monde, les incertitudes politiques et la poursuite par la Réserve fédérale du relèvement de ses taux, le Stoxx 600 a perdu 2,21% et le MSCI mondial, qui regroupe 47 marchés développés et émergents, a reculé de 1,06%.

Cette dernière séance du semestre a été marquée en outre par une forte appréciation de l’euro (+0,75% à 1,1655 dollars) après l’accord trouvé à Bruxelles sur les questions migratoires.

L’INFLATION DANS LA ZONE EURO ATTEINT 2%

La monnaie unique a légèrement accru ses gains après l’annonce que l’inflation dans la zone euro avait atteint en juin la barre des 2% pour la première fois depuis février 2017, une évolution conforme à l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), qui dispose ainsi d’un peu plus de marge de manoeuvre pour normaliser sa politique.

Le plongeon des Bourses chinoises et du yuan, qui a accusé en juin sa pire performance mensuelle depuis 1994, avait contribué à alimenter la prudence sur les marchés ces derniers temps. Le rebond enregistré vendredi a permis de rassurer pour un temps les investisseurs.

L’indice composite de la Bourse de Shanghai, tombé jeudi à un creux de deux ans, a grimpé de 2,2% au lendemain de l’annonce par Pékin d’un assouplissement des règles sur les investissements étrangers dans de nombreux secteurs dont la banque, l’automobile, l’industrie lourde et l’agriculture.

La banque centrale chinoise a en outre déclaré qu’elle ferait en sorte que la liquidité du marché reste “raisonnablement ample”.

Autre sujet de satisfaction pour les investisseurs européens, les dirigeants de l’Union européenne réunis à Bruxelles ont trouvé au bout de la nuit un accord sur les questions migratoires, s’épargnant ainsi une nouvelle crise qui menaçait de créer de profondes divisions au sein des Etats membres et de remettre en cause la coalition gouvernementale menée par Angela Merkel en Allemagne.

HAPAG-LLOYD PLONGE

Aux valeurs en Europe, le rebond a été mené par les compartiments de la technologie (+1,55%), de la chimie (+1,42%) et de la santé (+1,34%).

A Paris, Safran (+3,89%), Schneider Electric (+2,29%) et Airbus (+2,18%) ont fini sur le podium du CAC 40.

A la baisse, le groupe allemand de transport maritime Hapag-Lloyd a chuté de 15,04% après un avertissement sur ses résultats.

Wall Street monte nettement à l’heure de la clôture en Europe, portée par Nike, qui bondit de 11,53% après des résultats supérieurs aux attentes, et par les banques dans le sillage du verdict des tests de résistance (‘stress tests’) de la Réserve fédérale.

Après une semaine tourmentée, le S&P 500 s’accroche à un gain de plus de 2% depuis le début de l’année. Il reste néanmoins près de 5% en dessous de son record en séance du 26 janvier.

L’annonce que l’indice des prix “core” PCE, très suivi par la Fed, avait atteint en mai 2% sur un an, soit l’objectif d’inflation de la banque centrale américaine, pour la première fois depuis six ans, a eu peu d’effet sur la tendance.

Édité par Marc Joanny

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